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"Ce n'est pas une lubie de parler d'un scénario 100% renouvelable" après 2035, juge Elisabeth Borne

Invitée sur BFM Business, la ministre de la Transition écologique et solidaire est revenue sur ses déclarations polémiques sur la fin du nucléaire en France.

Il y a quelques semaines, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, jetait un pavé dans la mare en recommandant à EDF de plancher sur un scénario où les énergies renouvelables représenteraient 100% du mix énergétique. “Je vous confirme qu'on étudie à la fois un scénario dans lequel on continue à faire de nouvelles centrales nucléaires, et aussi un scénario 100% renouvelables", avait-elle alors déclaré le 10 novembre lors de l’Emission politique organisée conjointement par France Inter, France Télévisions et Le Monde.

Une sortie qui n'a pas manqué de susciter les interrogations d'EDF. Alors est-ce que Elisabeth Borne est pour la fin du nucléaire en France? Invitée ce lundi dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business, Elisabeth Borne a précisé son propos.

"Le cadre, il est très clair, c'est celui de la programmation pluri-annuelle de l'énergie qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50% en 2035. Du coup, de développer les énergies renouvelables: 40% de notre électricité en 2030. Ca veut dire qu'on est vraiment très mobilisés pour développer ces énergies renouvelables. (...) Il faut réfléchir au-delà. Et au-delà, ce n'est pas une lubie qui me serait venue comme ça de parler d'un scénario 100% renouvelable. Là encore il est mentionné dans la programmation pluri-annuelle de l'énergie. Je pense qu'il est important qu'on regarde tous les scénarios avec de nouveaux réacteurs nucléaires et puis un scénario 100% renouvelable", détaille la ministre de la Transition écologique.

Mais quid de la construction des nouvelles centrales EPR? "On ne va pas le décider aujourd'hui. On met tous les éléments sur la table mi-2021 pour une décision qui n'interviendra en tout état de cause qu'après le démarrage de Flamanville", explique-t-elle.

>> Regardez l'interview complète d'Elisabeth Borne sur BFM Business ici

Olivier Chicheportiche