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Défaillances d’entreprises : un premier trimestre stable

De nombreuses banques dans le monde seraient en difficulté en cas de nouvelle crise financière

De nombreuses banques dans le monde seraient en difficulté en cas de nouvelle crise financière - Pixabay / Rawpixel

Selon Altares, expert de l'information sur les entreprises, le nombre de faillites a reculé de 1,1% au premier trimestre 2019 par rapport à l’année 2018.

Malgré les tons alarmistes des derniers mois, les entreprises ont plutôt bien résisté au contexte économique défavorable et à la crise des gilets jaunes. La société Altares, expert de l'information sur les entreprises, a ainsi dévoilé le bilan des défaillances pour le premier trimestre 2019. Bonne surprise : le chiffre recule. Il diminue ainsi de 1,1% par rapport au 1er trimestre 2018.

14 146 procédures collectives ont ainsi été ouvertes. C’est toujours au-dessus de la barre des 14 000 défaillances, qui sert de repère au basculement depuis la crise. « Onze ans et de nombreux autres records plus tard, nous ne parvenons toujours pas à revenir sous cette limite symbolique » souligne le rapport.

Dans les détails, ce sont les TPE de moins de 10 salariés qui constituent l'essentiel (94%) des défaillances pour ce début d’année. 13 400 de ces entités ont mis la clé sous la porte contre seulement 708 PME de 10 à 49 salariés. En revanche, les liquidations de sociétés de plus de 100 salariés sont passées d'une par mois début 2018 à plus de 2 par mois cette année. « Dans ce contexte, un peu plus de 45 000 emplois sont menacés ce trimestre soit un peu plus d'un millier supplémentaire par rapport à début 2018. En moyenne, cela correspond à 3,2 emplois par entreprise contre 3,1 il y a un an et 2,8 début 2017 » indique Altares.

Les transports à la peine

Du côté des secteurs concernés, la construction montre des signes de résistance (3521 défaillances, -5,4%) tout comme le commerce (3095 défaillances, -2,5%). Mais dans les détails, l’automobile souffre (+12% à +24% selon les segments, à l’exception de la vente qui résiste).

Le secteur des transports souffre davantage (+5%), à commencer par les taxis (+13%). « Les activités à destination du consommateur sont plus vulnérables » insiste Altares. La coiffure (+17%), la restauration rapide (+11%) ou les débits de boisson (+6%) voient ainsi le nombre de défaillances augmenter. « Dans un contexte de ralentissement de la croissance, d'incertitudes sur le plan géopolitique et d'une concurrence nouvelle et féroce, la lecture juste et précise du risque commercial et financier est au cœur de décisions d'affaires. Détecter les signaux faibles sans oublier de lire les signaux forts ! » insiste Thierry Million, directeur des études Altares.

Une année compliquée

Ce rapport est finalement une bonne surprise après les propos alarmistes du gouvernement, suite à la crise des gilets jaunes. L’exécutif a ainsi tenté d’éviter les catastrophes en aidant les entreprises concernées par des baisses d’activités. Pour autant, l’année 2019 s’annonce compliquée en raison des risques qui pèsent sur la croissance.