BFM Eco

Déconfinement: une coiffeuse des Hauts-de-Seine décide d'ouvrir dès 00h01 ce lundi

-

- - -

Karine Granger, coiffeuse à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, a décidé d'ouvrir son salon de coiffure ce lundi à 00h01.

Depuis près de deux mois, les salons de coiffure sont portes closes en raison des mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus. Les cheveux désormais indomptables, nombreux sont ceux à attendre impatiemment leur réouverture prévue ce lundi.

Pour faire face à l'afflux de clients, Karine Granger, coiffeuse à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, a décidé d'ouvrir son salon dès 00h01 ce lundi, révèle Le Parisien. 

"Je suis bookée toute la nuit!"

Mercredi matin, elle a donc averti 830 clients de son horaire d'ouverture exceptionnel. "J'ai passé la journée à caler les rendez-vous, je suis bookée toute la nuit!", raconte-t-elle.

Et de détailler: "j'ai une coupe et couleur à minuit, un habitué à 2 heures, un livreur de fleurs qui commence super tôt, une coupe homme à 3 heures, une couleur à 4 heures, ça va prendre deux heures, un autre monsieur à 6h15, une coupe brushing à 7 heures, une tête de mèche à 8 heures… Puis ma journée normale."

Après sa folle nuit, ses employées prendront le relais en journée, avec des horaires décalés. 

Sauver son commerce

Pour cette coiffeuse, l'objectif est double: rendre service à ces clients, dont certains reprendront quelques heures plus tard le chemin du travail, mais aussi compenser les importantes pertes d'argent de ces deux derniers mois.

"Je n'ai pas envie de perdre tout ce que j'ai construit ni de laisser mes salariées sur le carreau. Certaines vivent seules ou ont des enfants en bas âge", témoigne-t-elle au quotidien.

Karine Granger est donc prête à travailler d'arrache-pied pour sauver son commerce, quitte à dormir dans son salon de coiffure.

Des règles d'hygiène strictes

La coiffeuse doit aussi se soumettre à des règles d'hygiène strictes. Selon le Parisien, le salon, de 40 m², ne pourra désormais accueillir que deux salariées et cinq clients, contre le double habituellement. 

Cyrielle Cabot