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Maurice Lévy: la fusion Publicis - Omnicom plus lente que prévu

Maurice Lévy était l'invité de BFM Business ce jeudi 13 février

Maurice Lévy était l'invité de BFM Business ce jeudi 13 février - -

Maurice Lévy, président directeur général de Publicis Groupe, était l'invité de BFM Business ce jeudi 13 février. Il est revenu sur les résultats de son groupe et sur la fusion avec le géant américain.

"Je suis très fier de ces résultats". Maurice Lévy, président directeur général de Publicis Groupe, était l'invité de BFM Business ce jeudi 13 février. Il est revenu sur les résultats de son groupe, les derniers avant la fusion avec Omnicom.

Le bénéfice net annuel s'est établi à 816 millions d'euros, en progression de 11,5% sur un an, tandis que le chiffre d'affaires s'est élevé à 6,953 milliards d'euros, en hausse de 5,2%.

"Il y a eu un trou d'air assez sérieux et la déconvenue d'un retrait de 5,9% du chiffre d'affaires dans les pays émergents. Mais nous pensons que c'est purement conjoncturel et que cela ne remet pas en cause notre plan de croissance pour 2014", avait déclaré le PDG.

Pas de casse sociale

Maurice Lévy est également revenu sur la fusion prévue avec Omnicom. "Nous sommes complémentaires sur le plan de nos activités. Nous allons offrir une palette de services assez incroyables aux annonceurs", s'est-il enthousiasmé.

Seul petit bémol, la fusion prend plus de temps que prévu pour se finaliser. "Les choses se déroulent très bien mais plus lentement que ce que nous espérions. Nous avons tout obtenu sans avoir à faire des corrections. Le retard est uniquement dans les processus. Les autorités ne sont pas à notre botte. Nous attendons qu'ils nous donnent leur accord".

A ceux qui craignent que Publicis ne se fassent avaler par le géant américain, Maurice Lévy précise qu' "il va y avoir un conseil d'administration paritaire : 7 membres non exécutifs issus de Publicis et 7 membres non exécutifs issus d'Omnicom, ainsi 2 exécutifs : John Wren et moi-même. Les décisions principales vont se prendre à la majorité des 2/3".

Par ailleurs, il précise qu'il n'y aura pas de casse sociale.

D. L.