BFM Business

Les hôtels Best Western ont perdu 1 million de nuitées depuis la mi-mars mais l'après-crise se prépare

Sur BFM Business, Olivier Cohn, directeur général de la filiale française du géant américain explique comment son groupe mais aussi tout le secteur hôtelier se met en ordre de marche afin d'être prêt à la reprise.

Depuis la mi-mars, 260 hôtels et 140 restaurants de Best Western France sont fermés suite aux mesures de confinement décidées par le gouvernement. Un manque à gagner colossal pour la filiale du géant américain, ce sont "1 million de nuitées annulées", soit une chute de "97% de chiffre d'affaires par jour", explique dans Inside, Olivier Cohn, son directeur général.

Mais il faut d'ores et déjà se préparer à la suite, au déconfinement et aux réouvertures. Ca ne sera pas simple, précise le responsable. "C'est un travail préparatoire qu'on a déjà commencé (...) Il faut préparer une réouverture qui sera sous le signe du sanitaire. Il ne faut pas rêver, la reprise sera assez lente".

Sauver au moins une partie de la saison estivale

Et d'expliquer: "Il a fallu retravailler toutes les procédures d'entretien, de préparation des établissements, former les collaborateurs (...) c'est véritablement le travail du moment". 

Néanmoins, cette stratégie s'inscrit dans une démarche collective du secteur hôtelier, insiste Olivier Cohn. "On veut pas jouer seuls, on s'est associé à d'autres acteurs du marché (...) et on fait un travail en commun pour pouvoir faire des propositions au gouvernement pour justement déterminer quelles sont les procédures de réouverture et d'accueil des clients qui seront mises en place dans l'ensemble des hôtels de France dès que la réouverture sera possible".

La question est désormais de savoir si les hôtels pourront sauver au moins une partie de la saison estivale. "Les hôtels peuvent rouvrir", rappelle Olivier Cohn "mais il faut qu'ils rouvrent dans des conditions sanitaires. Donc il leur faut des équipements, aujourd'hui très peu sont à même de les avoir. Toutes les aides que l'Etat pourra faire pour nous aider à avoir ces équipements sera évidemment un pas important". 

Il s'agit donc de dire au gouvernement "quelles sont les conditions acceptables pour les entreprises quelles que soient leurs tailles", c'est-à-dire pour des petits hôtels mais aussi de grands établissements. Avec un seul objectif: "une reprise collective".

Olivier Chicheportiche