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Le père d'Hello Kitty passe la main à son petit-fils

Le fondateur de Sanrio, le groupe japonais qui exploite la licence du petit chat au noeud rouge cède, ce 1er juillet, sa place à son petit-fils de 31 ans. Une première au Japon pour un aussi jeune dirigeant, qui va devoir relever un certain nombre de défis.

Il sera le plus jeune patron d'une société cotée à la bourse de Tokyo. Tomokuni Tsuji prend officiellement les rênes de Sanrio, maison-mère d e l'icône japonaise Hello Kitty, ce 1er juillet.

Et à un peu plus de trente ans, il est même plus jeune que l'icône Hello Kitty créée par son grand-père, Shintaro Tsuji (92 ans), en... 1974. A l'origine spécialisé dans les produits en soie, le groupe Sanrio s'est rapidement repositionné sur la création de personnages fictifs et de produits dérivés, constatant le succès des pièces ornées de personnages.

En déclin

Et le moins que l'on puisse dire c'est que l'idée était la bonne : la petite chatte blanche au noeud rouge sur la tête (en réalité, "une petite fille joyeuse et heureuse avec un coeur d'or", dixit Sanrio) est devenue un énorme succès mondial. Hello Kitty prête son image a des milliers d'articles différents, des peluches aux cartables en passant par les appareils électroniques et les vêtements. Elle a aussi été adaptée en dessin animé pour la télévision, au cinéma, et est la vedette d'un parc d'attractions de Sanrio près de Tokyo. 

Reste que l'activité de l'entreprise décline depuis quelques années. Ses ventes annuelles pour cette année sont en baisse de 6,5%. Et ses résultats publiés vendredi dernier montrent un effondrement de son bénéfice de 95% pendant la crise du coronavirus. Objectif donc de ce dirigeant trentenaire : redonner une nouvelle jeunesse à Hello Kitty. 

Alexandra Paget, avec Thomas Leroy