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La fusion Publicis-Omnicom menacée par une lutte de pouvoir?

Il faut croire que les relations entre Maurice Lévy (à gauche) et John Wren (à droite) ne sont plus au beau fixe.

Il faut croire que les relations entre Maurice Lévy (à gauche) et John Wren (à droite) ne sont plus au beau fixe. - -

Le retard pris dans la fusion entre les deux groupes serait, selon des sources citées par le Wall Street Journal de ce samedi 26 avril, dû à d'importantes divergences entre le patron de la société américaine, John Wren et celui de Publicis, Maurice Lévy.

Quand une bataille d'egos menace une fusion entre égaux. Selon le Wall Street Journal de ce samedi 26 avril, le retard pris par les deux géants de la publicité Publicis et Omnicom serait davantage dû à une lutte de pouvoir entre les patrons des deux groupes, que par les problèmes fiscaux et réglementaires invoqués par ces derniers plus tôt cette semaine.

Le quotidien financier américain évoque notamment des divergences entre Maurice Levy, PDG de Publicis et John Wren, celui d'Omnicom, sur la structure de direction.

Bien qu'elle ait été présentée comme une "fusion entre égaux", l'opération nécessite légalement que l'un des deux groupes rachète l'autre et aucun n'accepte d'être le racheté, précise le Wall Street Journal qui cite des sources proches du dossier.

Une "bataille de titans"

En outre, les deux groupes ne sont pas d'accord sur le nom du futur directeur financier: Publicis voudrait que ce soit le sien, Jean-Michel Etienne, alors qu'Omnicom propose son propre directeur financier Randall Weisenburger, selon ces sources.

Selon le journal, le processus de fusion s'est ainsi transformé en une "bataille de titans" entre Maurice Levy et John Wren. Pour Maurice Levy, qui dirige Publicis depuis 30 ans, "garder une empreinte française à la future entité est d'une importance cruciale", souligne le Wall Street Journal.

Mardi, John Wren avait indiqué qu'il était impossible de prévoir le calendrier de la finalisation de la fusion, notamment en raison de la "complexité" de l'opération ainsi que des "difficultés", citant en particulier l'attente de la décision des autorités chinoises de la concurrence ou d'autorités de régulation et fiscales dans d'autres pays.

Mercredi, Publicis s'est déclaré confiant dans la réalisation de sa fusion assurant que le processus antitrust en Chine est en cours et que "rien ne laisse supposer (...) qu'il n'aboutira pas dans des délais raisonnables".

J.M. avec AFP