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La fusion Publicis-Omnicom a-t-elle du plomb dans l'aile?

Publicis et Omnicom attendent toujours le feu vert de la Chine.

Publicis et Omnicom attendent toujours le feu vert de la Chine. - -

La fusion entre les deux géants de la publicité était prévue début 2014. Mais pour des raisons fiscales, elle est retardée. Pour combien de temps?

La fusion Publicis-Omnicom retardée? Le PDG du groupe publicitaire américain Omnicom, John Wren, a en tout cas indiqué, mardi 22 avril, qu'il n'était "pas possible" de prévoir quand la finalisation de la fusion avec le groupe français Publicis pourrait intervenir, alors qu'elle était attendue initialement début 2014.

A l'occasion de la publication des résultats du premier trimestre, John Wren a évoqué la "complexité" de l'opération ainsi que des "difficultés" pour justifier ce retard.

Le feu vert a été obtenu aux Etats-Unis, en Europe ainsi que dans douze autres pays. La Chine est le seul qui manque à l'appel en la matière. Mais elle est un marché publicitaire crucial.

"Le 17 avril, Omnicom et Publicis sont entrés dans la phase 3 du processus d'examen chinois. La phase 3 ouvre une période de 60 jours, qui s'achève le 16 juin 2014", a expliqué John Wren précisant que si le régulateur chinois ne se prononce pas dans ce délai, "nous aurons besoin de déposer un nouveau un dossier et recommencer le processus".

Pas de réponse des régulateurs

L'autre problème est fiscal. Selon John Wren, le dossier est toujours en cours d'examen par Bercy. Les deux groupes ont, par ailleurs, déposé des demandes conjointes auprès des services fiscaux d'autres pays, en particulier aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

"Publicis voudrait garder une base fiscale en France. Sur le projet de fusion, il voulait domicilier la holding aux Pays-Bas, mais aussi être fiscalisé au Royaume-Uni pour que les actionnaires ne souffrent pas trop de la taxation. Les régulateurs de ces différents pays n'ont pas donné de réponse, sur cet objet coté non identifié", explique Antoine Larigaudrie, spécialiste bourse à BFM Business.

"Si nous ne pouvons obtenir ces approbations, cela pourrait compromettre la probabilité de satisfaire les conditions nécessaires à la finalisation de notre transaction", a indiqué le patron d'Omnicom.

Enfin, les deux partenaires attendent le feu vert des autorités réglementaires. John Wren a précisé qu'aucun document n'avait pour l'heure été déposé auprès du gendarme américain de la Bourse, la SEC, ni devant celle des Pays Bas.

Diane Lacaze avec AFP