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Avec qui va se marier le voyagiste Fram ?

Fram connaît des difficultés financières depuis plusieurs années, avec notamment de lourdes pertes enregistrées entre 2010 et 2012.

Fram connaît des difficultés financières depuis plusieurs années, avec notamment de lourdes pertes enregistrées entre 2010 et 2012. - Lionel Bonaventure-AFP

Le voyagiste en ligne Promovacances négocierait son entrée au capital de la Fram, en quête d'un second souffle. Le tour operator souffre de la concurrence d'Internet et de la désaffection des clients pour le Maghreb et l'Egypte.

L'avenir de la Fram va-t-il être scellé dans les prochaines semaines? Selon le magasine spécialisé TourMag, Karavel-Promovacances, acteur du voyage en ligne, pourrait bientôt entrer au capital du voyagiste Fram.

Karavel-Promovacances serait intéressé par la marque, ainsi que la filiale low cost Plein Vent et le réseau d'agences avec ses 400.000 clients, écrit par ailleurs le JDD, ajoutant que la transaction pourrait être réalisée prochainement.

Une réunion décisive doit avoir lieu le 2 septembre 2015 pour décider du sort du tour operator, qui souffre de difficultés économiques récurrentes, causées à la fois par la concurrence d'Internet dans le voyage et par la désaffection des touristes pour les pays du Maghreb et l'Egypte.

Le dossier Fram est suivi par le ministère de l'économie

Le groupe Karavel, créé en 2000 et dirigé par Alain de Mendonça, est détenu à 75% par le fonds LBO France depuis mai 2011. Il a racheté en 2001 Promovacances.com, qui est sa marque phare dans le tourisme en ligne. Puis, il a acquis fin 2014, l'agence en ligne Ecotour.com, en redressement judiciaire.

Le dossier est suivi de près au ministère de l'Économie par le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) qui aurait reçu la direction, les salariés et les actionnaires de Fram.

Fram connaît des difficultés financières depuis plusieurs années, avec notamment de lourdes pertes enregistrées entre 2010 et 2012, qui l'avaient conduit en 2012 à lancer un plan social, supprimant 10% de ses effectifs français.

A la suite de ces difficultés, le voyagiste toulousain avait cédé des actifs immobiliers (notamment des hôtels de la marque Framissima) au Maroc et en Espagne, afin de récolter de l'argent frais.

F.Bergé avec AFP