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Alors que l'activité est en chute libre, l'hôtellerie-restauration réclame une année blanche fiscale

Sur BFM Business, Roland Héguy, président de l’Umih (l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie) s'alarme d'une véritable "débandade" dans le secteur.

"L'avenir économique s'assombrit heure par heure et jour après jour", se désole Roland Héguy, président de l’Umih (l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie). Le secteur est évidemment l'un des plus touchés par les conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus.

Invité sur BFM Business ce jeudi, le responsable confirme une baisse d'activité de 30 à 40% dans l'hôtellerie et de 25% dans la restauration. Selon lui, le taux d'occupation des hôtels qui devrait tourner autour de 65 à 70% s'est effondré à 30%. Et la situation est évidemment pire dans les établissements situés dans les foyers de contamination avec une chute de l'activité de 90%. "C'est une débandade", ajoute le responsable.

La situation est d'autant plus grave que la plupart des entreprises de ce secteur sont des TPE "de moins de 10 salariés" qui n'ont pas de grosses trésoreries. "Il y a énormément d'entreprises qui ne passeront pas entre les mailles du filet", prévient-il.

"Des entreprises ne vont pas échapper au dépôt de bilan"

Si Roland Héguy salue l'action du gouvernement et les premières mesures annoncées notamment en terme d'activité partielle, le président du syndicat estime que ce n'est pas suffisant: "il faut qu'on ait une année blanche" au niveau fiscal car malgré "toutes les bonnes mesures, il y a des entreprises qui ne vont pas échapper au dépôt de bilan".

"Elle va de soi (...) ça fonctionne déjà (...) mais là il faut le généraliser, il faut que ce soit Bercy qui le demande mais ce n'est pas encore gagné", explique-t-il. Et "cela suffira il me semble, ça sauvera l'ensemble de nos entreprises. La balle est donc désormais dans le camp de Bruno Le Maire.

Olivier Chicheportiche