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Logement: l'interminable déclin de la construction

Les mises en chantier ont chuté sur tous les types de logements.

Les mises en chantier ont chuté sur tous les types de logements. - Eric Cabanis - AFP

De novembre à janvier, sur un an, les mises en chantier ont chuté de 9,4%. Les permis de construire, eux, de 7,5%.

Le secteur de la construction n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Les mises en chantier de logements neufs en France ont reculé de 9,4% de novembre à janvier sur un an, à 88.200, annonce ce vendredi 27 février le ministère du Logement.

Et les choses ne risquent pas de s'arranger puisque dans le même temps, le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs a chuté de 7,5% à 85.600 par rapport à la même période de l'année précédente.

Par type de constructions, sur la période, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en baisse de 8% à 78.800 unités, selon l'estimation du ministère. Celles des logements en résidence (pour seniors, étudiants, de tourisme) ont mieux résisté, avec un léger recul de 1,7% à 6.800 unités.

Sur 12 mois, à fin janvier, le recul est de 8,2% pour les permis de construire, qui s'élèvent à 374.500, indique le ministère. Et sur la même période, les mises en chantier ont cédé 11,6% pour s'élever à 352.900.

Nouvelle méthode de calcul

Le ministère du Logement a dévoilé vendredi de nouveaux indicateurs mensuels, qu'il estime plus fiables, pour évaluer les logements mis en chantier.

Sa nouvelle méthodologie, appliquée désormais, conduit à comptabiliser plusieurs dizaines de milliers de logements supplémentaires par an, ces dernières années. Jusque-là, les données publiées par le service de l'observation et des statistiques (SOeS) du ministère se basaient sur les déclarations d'ouverture de chantier, saisies administrativement. Or ces chiffres pâtissaient de "trous de collecte", car un certain nombre de demandeurs de permis de construire omettaient de les transmettre, a affirmé le ministère.

Désormais, le nombre de logements mis en chantier est calculé à l'aide d'un modèle statistique "fiable", censé délivrer "une information en temps réel de la conjoncture" et fournir des "résultats plus fidèles à la réalité du terrain". Les données collectées sont ainsi complétées par des enquêtes annuelles et croisées avec d'autres paramètres (stock de logements invendus des promoteurs, taux d'intérêt, moral des ménages...), a précisé le ministère.

D. L. avec AFP