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Les conseillers en investissements financiers profitent de la crise

Les conseillers et leurs clients face à la crise

Les conseillers et leurs clients face à la crise - -

Face à la crise, la clientèle des conseillers en investissements financiers fait preuve d'une demande accrue en expertise. Même si elle est plus méfiante et prudente.

Les conseillers en investissements financiers ne connaissent pas la crise. 33% des 400 conseillers interrogés par Patrimonia et Morningstar anticipent une bonne, voire excellente année pour le développement de leur cabinet. Ce qui les réjouit? L’instabilité fiscale! En effet, en cette période, ces experts en décryptage des évolutions fiscales ont davantage de conseils à donner et de placements à suggérer.

Malgré tout, 25,4% de ces conseillers estiment que la santé financière de leurs clients représente un véritable risque. D’ailleurs, ils sont quand même un conseilleur sur cinq à penser que la fin 2012 et le début 2013 vont connaître un fort ralentissement de l’activité. Cela s’explique par plusieurs raisons, dont la crise en zone euro, mais aussi la dégradation de la conjoncture, le chômage ou encore les résultats moroses des grandes entreprises comme des PME.

Ils s’attendent ainsi à ce que leur clients soient "plus méfiants, plus prudents et plus conservateurs que d’habitude". Et préparent pour eux "des solutions flexibles, souples et adaptables".

Pas de surprise, ils vont privilégier l’assurance vie (pour 37,5% d’entre eux) et l’immobilier (36,9%).

Une réglementation contraignante

Pour leur activité, les conseillers en investissements financiers redoutent quand même 2013... pour des raisons très réglementaires. "C’est une profession hyper réglementée, explique Jean-Marc Bourmault, Directeur de Patrimonia. Elle est soumise à la réglementation AMF et ACP, à la loi Hoguet sur l’immobilier, à la réglementation de la compétence juridique appropriée. Et la directive européenne MIF 2, qui renforce les exigences de transparence, devrait bientôt voir le jour". Ce qui les inquiète le plus, eux, ce n'est pas tant la crise que les nouvelles règles qui pourraient s'imposer à leur profession.

Diane Lacaze