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Blanquefort : Le Maire réclame 20 millions d’euros à Ford

Ford a confirmé à ses salariés ne pas accepter la dernière proposition du repreneur potentiel

Ford a confirmé à ses salariés ne pas accepter la dernière proposition du repreneur potentiel - Georges Gobet - AFP

Après la fermeture du site, le ministre de l’Economie espère « réindustrialiser » le territoire.

Impuissant face à la fermeture du site de Blanquefort, décidée par Ford, le gouvernement tente de trouver une parade. Dans le Parisien, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a ainsi décidé de réclamer 20 millions d’euros au groupe automobile américain, pour la « réindustrialisation du territoire » girondin. « Ils se sont engagés à revenir vers nous en début de semaine » a souligné le ministre.

Depuis l’annonce de la fermeture, véritable camouflet pour le gouvernement qui s’était engagé sur le dossier, les ministres en charge tentent de trouver une parade. Mais c’est Emmanuel Macron qui s’était montré le plus offensif en dénonçant le « cynisme de Ford » dans cette affaire, vendredi dernier.

L'usine, qui emploie 850 personnes, doit fermer à l'été après le récent refus par le constructeur automobile de la dernière offre du seul repreneur en lice, le strasbourgeois Punch Powerglide.

Lundi soir, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi doit rendre son avis sur le plan de sauvegarde de l'emploi à Ford. « Il faut que le plan social soit généreux et solide. Ford doit aussi prendre à sa charge la dépollution » a prévenu Bruno Le Maire.

« Rien de nouveau » ont dénoncé les syndicats. « Depuis le début, Ford sait qu'il y a une convention de revitalisation du territoire à signer après le PSE 5plan de sauvegarde de l’emploi), Ford sait très bien qu'il y a le démantèlement et la dépollution à payer. C'est d'ailleurs certainement déjà budgétisé » a ainsi critiqué Philippe Poutou, délégué CGT de Ford-Blanquefort.

La rédaction avec l'AFP