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Les banques françaises sortent renforcées des stress-tests

Le bâtiment de la Banque centrale européenne à Francfort en Allemagne.

Le bâtiment de la Banque centrale européenne à Francfort en Allemagne. - DANIEL ROLAND - AFP

Huit banques européennes sur 130 ont été recalées définitivement des tests pour mesurer leur résistance à des crises. Mais aucune française. Le regain de confiance ainsi généré devrait leur permettre de mieux financer l'économie.

Les banques françaises peuvent résister dans la tempête. Ce 27 octobre à la Bourse de Paris, quelques minutes après l'ouverture, BNP Paribas grimpe de 0,78%, Crédit agricole de 0,94%, Société générale de 1,61%.

Les marchés applaudissent leur succès aux tests de résistance pratiqués par la Banque centrale européenne dont les résultats sont tombés, à la mi-journée, dimanche 26 octobre.

Sur 130 établissements testés, 25 ont été recalés. Mais certaines ont déjà pris les mesures nécessaires. Finalement, seules huit banques sont réellement en échec et vont avoir besoin de se recapitaliser. Aucune française parmi elles.

La banque universelle: "le bon modèle"

La Banque de France a salué la qualité des actifs de nos treize banques testées, et leur capacité de résistance à des chocs sévères. Elles ont en effet été soumises à "des hypothèses de crise, de dégradation, de récessions, de tensions sur les marchés, de hausses ou de chutes brutales des taux d'intérêts", a expliqué Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, sur BFM Business dimanche.

"Les banques universelles françaises (qui combinent activités de marchés et activités de crédit, ndlr) résistent très bien. Or ce sont celles qui financent le mieux l'économie puisque les entreprises ont à la fois besoin d'opérations de crédit et d'opération de marché. Cet exercice prouve que ce modèle n'est pas plus risqué que les autres, au contraire vu les résultats de ces stress-test. Donc la banque universelle à la française est un bon modèle", a estimé Christian Noyer.

Un impact sur le financement de l'économie

Ces tests consistaient à s'assurer que les banques avaient assez de capital pour faire face, dans le pire des scénarios, à une récession, doublée d'une crise financière et d'une chute des prix de l'immobilier. Ils étaient destinés à restaurer la confiance à l'égard du système bancaire européen, avec par ricochet, un impact sur le financement de l'économie.

"Nous attendons un surcroît de confiance des marchés et des investisseurs à qui nous offrons des informations complètes qui leur permettent de voir exactement ce qu'il y a dans le bilan des banques. C'est un exercice d'une très grande transparence", a ainsi expliqué Danièle Nouy, présidente du conseil de supervision bancaire de la BCE, qui a accordée à BFM Business une de ses toutes premières réactions.

Elle attend que les investisseurs soient "tout à fait disposés à fournir au banques le refinancement, le capital dont elles ont besoin pour faire leur travail: financer l'économie". Car si elle considère que "ce n'est pas le seul élément qui peut faire repartir l'économie", c'en est "une condition préalable et elle est remplie". 

N.G.