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L'Afer s'inquiète d'un possible désengagement de son partenaire historique Aviva

Aviva veut réduire à terme ses dépenses de 300 millions de livres par an.

Aviva veut réduire à terme ses dépenses de 300 millions de livres par an. - Ben Stansall- AFP

La semaine dernière, la nouvelle directrice générale monde d'Aviva, Amanda Blanc, a annoncé que son groupe envisageait de se concentrer sur ses activités au Royaume-Uni, en Irlande et au Canada. De quoi ébranler l'Afer et ses 760.000 adhérents.

Va-t-on vers une rupture historique entre l'Association française d'épargne et de retraite (Afer) et son partenaire historique, l'assureur Aviva? la semaine dernière, la nouvelle directrice générale du géant britannique, Amanda Blanc, a jeté le trouble.

"Nous allons nous concentrer sur nos activités les plus solides au Royaume-Uni, en Irlande et au Canada" a-t-elle affirmé dans le communiqué de présentation des résultats du premier semestre. "C’est là où nous allons investir et grandir. Quand nous ne pourrons pas respecter notre stratégie, nous prendrons des actions décisives et nous retirerons des capitaux."

Une indication claire sur le désengagement du groupe à l'international et donc possiblement en Europe continentale. Or l'Afer compte aujourd'hui 760.000 adhérents représentant une épargne de 60 milliards d'euros. Elle avait créé un partenariat inédit en 1976 avec Abeille Assurances, une compagnie française rachetée par Commercial Union, rebaptisé Aviva après sa fusion avec Norwich Union.

Plan d'action inchangé en France

Ce mercredi, l'Afer a donc "pris note" de cette annonce par un communiqué laconique.

"Dans ce contexte, l’Afer entend réaffirmer qu’elle est et restera une association libre et indépendante" indique le texte. L'association "veillera à ce que le futur partenariat repose sur une véritable confiance, un dialogue constructif et un développement harmonieux, respectueux des intérêts de ses adhérents."

Peu après la sortie d'Amanda Blanc, le directeur général d’Aviva France et Aviva Europe Patrick Dixneuf avait pourtant assuré, dans la présentation des résultats financiers France de l'assureur que "le plan d’action reste inchangé" dans l'Hexagone. "Nous sommes plus que jamais résolus à répondre aux attentes de nos partenaires et de nos clients et allons poursuivre notre engagement sans faille auprès d’eux." Le message n'a visiblement pas suffi à apaiser les craintes de l'Afer.

"Cette décision ne remet en question ni notre plan d’actions, ni la relation de confiance pérenne que nous avons développée avec nos partenaires, nos distributeurs et nos clients. Nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre nos plans de développement et nos engagements auprès d’eux", a répondu Patrick Dixneuf, interrogé par BFM Business.

Thomas Leroy