BFM Business

Aviva compte être plus généreux avec ses actionnaires

L'assureur britannique est davantage confiant dans ses perspectives de long terme.

L'assureur britannique est davantage confiant dans ses perspectives de long terme. - Ben Stansall - AFP

L'assureur britannique a relevé ses objectifs de rentabilité et de dividende. Le groupe assure avoir renforcé son assise financière.

L'assureur britannique Aviva s'est montré jeudi davantage confiant dans ses perspectives de long terme en relevant ses objectifs de rentabilité et de dividende, ce qui soutenait son action en Bourse. Ces annonces dévoilées à l'occasion d'une conférence dédiée aux investisseurs redonnaient du baume au coeur au marché, alors que le cours d'Aviva est à la traîne par rapport à ses concurrents britanniques ces dernières années. Vers 09H GMT, Aviva prenait 2,46% à 521,50 pence à la Bourse de Londres, dans un marché en baisse de 0,40%.

Le groupe explique dans un communiqué avoir renforcé son assise financière en se concentrant au cours des quatre dernières années sur ses marchés les plus porteurs, avec notamment l'acquisition de son homologue britannique Friends Life et la cession de plusieurs activités en France, Espagne et Italie. Il vise désormais une hausse de plus de 5% de son bénéfice par action à partir de 2019, alors qu'il prévoyait une progression de simplement 5% à moyen terme jusqu'à présent.

Une enveloppe de 3 milliards de livres

Le groupe prévient par ailleurs qu'il dispose d'une enveloppe de 3 milliards de livres piochée dans son abondante trésorerie pour 2018 et 2019. Il compte utiliser cette somme pour rembourser de la dette, en réaliser des acquisitions et récompenser ses actionnaires. Aviva compte en particulier distribuer un dividende représentant entre 55% et 60% de ses bénéfices d'ici 2020. L'objectif avait été porté à 50% pour 2017.

En revanche, le groupe n'a pas dévoilé de programme de rachats d'actions de plus grande ampleur. Il avait annoncé cette année des rachats pour 300 millions de livres, mais les analystes espéraient qu'il profite de cette journée consacrée aux marchés pour les porter à 1 milliard de livres, ce qui n'a pas été le cas. "Nous saluons la discipline financière et les récompenses potentielles pour les actionnaires", souligne Eamonn Flanagan, analyste chez Shore Capital. Il estime toutefois que "les craintes du marché sur les ambitions du groupe en matière de fusions et acquisitions et le manque de clarté sur la manière exacte dont les actionnaires vont récupérer de l'argent pourraient limiter la progression du titre".

D. L. avec AFP