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Après plus d'un mois de grève, le Medef demandes des "annulations de charges" pour certains commerçants

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"Il y a des premiers dépôts de bilan" assure, sur RFI, Patrick Martin, le numéro 2 du Medef, qui constate aussi des "baisses de chiffre d'affaires de l'ordre de 25 à 30% en moyenne".

Le Medef demande que les mesures d'aide du gouvernement en faveur des commerçants affectés par les grèves de transports puissent aller jusqu'à des "annulations de charges", a rapporté mercredi son numéro deux.

"Il y a des premiers dépôts de bilan et le Medef a demandé au gouvernement l'étalement d'un certain nombre de charges et purement et simplement des annulations de charges pour les entreprises qui, sur un critère objectif, seraient véritablement en difficulté de ce fait", a déclaré au micro de RFI Patrick Martin, président délégué de la première organisation patronale française.

Le gouvernement a mis en place dès le mois de décembre la possibilité pour les commerçants de demander un étalement de charges fiscales et sociales et de recourir au chômage partiel pour les aider à résister à une baisse d'activité, sensible en région parisienne, mais peu d'entreprises s'en étaient saisies jusqu'à début janvier.

"Baisses de chiffre d'affaires de l'ordre de 25 à 30%"

Par ailleurs, des autorisations d'ouverture supplémentaires le dimanche ont été accordées aux commerces de la capitale pour janvier, tandis que les soldes ont démarré ce mercredi pour quatre semaines.

Vu "les estimations dont on dispose à ce jour pour la restauration, l'hôtellerie, le spectacle, le commerce de détail, dans Paris intra muros, on est sur des baisses de chiffre d'affaires de l'ordre de 25 à 30% en moyenne", d'après M. Martin. Il précise que c'est "25 à 30% par rapport à une référence 2018 qui elle-même était impactée par le mouvement des gilets jaunes".

Vendredi, l'Alliance du commerce, qui représente 27.000 magasins, avait demandé un "abattement automatique de charges sociales" pour les commerces touchés par le mouvement social.

Par ailleurs, le président délégué du Medef a déclaré qu'il n'était "pas plus inquiet que ça" devant de possibles répercussions pour l'économie des blocages de raffineries en cours depuis mardi et qui selon lui sont le fait d'une "ultra-minorité", "d'autant plus qu'à travers la France, il n'y a pas à ce jour de pénurie de carburant".

T.L avec AFP