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ADP: 600 personnes manifestent à Roissy pour "défendre les emplois"

600 salariés d'ADP ont manifesté ce jeudi

600 salariés d'ADP ont manifesté ce jeudi - ERIC PIERMONT / AFP

Selon plusieurs syndicats, la direction du groupe ADP envisage de supprimer jusqu'à 700 emplois sous la forme de départs volontaires.

Environ 600 salariés du groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens, se sont rassemblés ce jeudi à Roissy à l'appel de la CGT pour "défendre les emplois" à l'occasion de la journée nationale d'action interprofessionnelle.

Un préavis de grève, qui concerne notamment l'exploitation, l'ingénierie et le tri-bagage de Roissy, est déposé jusqu'à minuit mais il a "un impact faible sur le trafic de l'aéroport", a indiqué Daniel Bertone, le secrétaire général de la CGT ADP, le deuxième syndicat du groupe.

Mardi midi, environ 600 personnes, parmi lesquelles des salariés d'Orly, se sont rassemblées devant le terminal 2E avant de se diriger devant le siège social d'ADP, touché de plein fouet par la pandémie de Covid-19.

"A ADP comme ailleurs, l'objectif semble de vouloir faire repartir la machine à produire des profits, mais en continuant de faire encore plus pression sur les salaires sous couvert d'une menace de départs contraints", a expliqué la CGT dans un communiqué. La direction envisage de supprimer jusqu'à 700 postes sous la forme de départs volontaires, selon plusieurs syndicats.

Plusieurs accords en négociations

Depuis l'été et jusqu'au 23 octobre, la direction d'ADP mène des discussions avec les syndicats en vue d'adapter le modèle économique et social de la maison-mère ADP SA, qui emploie près de 6300 personnes. Le gestionnaire des aéroports parisiens est en train de négocier un accord d'activité partielle de longue durée (APLD), un accord de performance collective (APC) et un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC).

L'objectif d'ADP dans les négociations pour réduire la masse salariale du groupe vise à revenir dans le vert par des réductions de salaires et "très peu de suppressions d'emplois", avait assuré fin juillet le PDG du groupe Augustin de Romanet. Selon la CGT, "les salaires et les emplois sont dans le viseur avec des remises en cause fortes autour du temps de travail, de la rémunération et du chantage à l'emploi". "Nous avons besoins que l'Etat s'engage plus fortement et publiquement", a également déclaré Daniel Bertone.

P.L. avec AFP