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Peut-on se faire livrer ses paquets au bureau?

Faire ses achats en ligne est un gain de temps… à condition de ne pas passer son samedi matin à faire la queue à la Poste pour récupérer le paquet. D'où la tentation d'utiliser son bureau comme lieu de livraison.

Dans quelques jours, c'est l'ouverture des soldes. Pour éviter la cohue des magasins, c'est en ligne que vous allez chercher les bonnes affaires. Mais acheter sur internet a un inconvénient: la livraison. Au moment d'indiquer l'adresse à laquelle vous souhaitez recevoir le paquet, vous hésitez. Choisir l'adresse de votre domicile? Il n'y a aucune chance pour que vous soyez chez vous entre 9 heures et 19 heures, créneau où les livreurs passent. Ce qui va vous obliger à faire la queue à la Poste un samedi, un scénario qui ne vous réjouit pas. Pas davantage que celui de poser un jour de congé pour recevoir un colis.

La tentation est forte de se faire livrer au bureau. Mais est-ce une utilisation à titre personnel des ressources de l’entreprise? Peut-on considérer cela comme une faute? 

Les colis marqués "personnel" ne peuvent être ouverts

Il est difficile de trancher sachant qu'il n’y a pas un mot sur les colis dans le code du travail ni dans la jurisprudence. 

D'où des abus. "Notre hôtesse d'accueil s'était transformée en réceptionniste de vente-privée.com. Certains la chargeaient même des renvois de ce qu'ils ne voulaient pas", explique le responsable des service généraux d'une grosse entreprise. L'entreprise a dû sévir et interdire la réception de colis personnels. C'est simple à mettre en œuvre, il suffit de modifier le règlement intérieur de l'entreprise.

Si vous choisissez quand même de vous faire livrer au bureau, n’oubliez pas que ces colis livrés sur votre lieu de travail sont présumés "professionnels" comme n’importe quel autre type de courrier. Votre employeur peut donc les ouvrir, à moins qu’ils ne portent la mention "personnel" ou "confidentiel". Attention à ne pas vous faire livrer des choses "trop" personnelles.

Laure Closier édité par C.C.