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Open space, smartphone: ces incivilités qui agacent vos collègues

Le travail en open space et l'utilisation excessive du smartphone favorisent les incivilités au sein de l'entreprise, selon un sondage publié ce jeudi. Trois facteurs peuvent, en particulier, expliquer le phénomène.

Attention, beaucoup d’entre vous pourraient se sentir concernés. Le travail en open space et l'utilisation excessive du smartphone favoriseraient les incivilités au sein de l'entreprise, selon un sondage publié ce jeudi 5 novembre par le cabinet de prévention Eleas, spécialisé dans le suivi de la qualité de vie au travail.

Selon ce sondage, près d'un salarié sur deux (42%) reste fortement exposé aux incivilités sur son lieu de travail, qu'il s'agisse de manque de courtoisie, d'irrespect de la personne, ou, plus rarement cependant, de violence verbale voire physique. Trois facteurs peuvent l’expliquer:

> Les jeunes qui se comportent mal. Pour un salarié sur deux, c'est la génération Y qui est en cause: les fameux jeunes qui se comportent mal. 55% des salariés considèrent ainsi que "les comportements incivils sont liés à l'âge", et pour 48% d'entre eux, les plus jeunes générations (16/34 ans) sont perçues comme "plus inciviles".

> L'organisation du travail. 58% des salariés interrogés constatent que le travail en open space favorise les incivilités, "une perception identique, quel que soit le secteur d'activité, la taille de l'entreprise ou l'âge des salariés". 

> Les nouvelles technologies, et notamment l'utilisation du smartphone. Répondre à un SMS est très mal vécu, surtout en réunion (80% des salariés trouvent ça choquant), ou en face à face (pour 90% d’entre eux). La pratique est pourtant courante: 52 % des cadres envoient des textos en réunion.

Les conséquences des incivilités sur la productivité et la santé des salariés diffèrent selon les classes d'âge: 67% des 20-34 ans se sont sentis démotivés par rapport à leur travail (59% pour les plus de 55 ans); 44% des 20-34 ans ont développé une mauvaise image d'eux-mêmes (29% pour les plus de 55 ans); 34% des 20-34 ans ont fait une crise de nerfs ou de larmes au travail (21% pour les plus de 55 ans), selon ce sondage.

Y.D. avec AFP