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Les indépendants sous pression

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Selon une étude de l’Insee, sur 3,1 millions d’indépendants, un sur cinq est économiquement dépendant d’une relation avec un client, une organisation en amont ou un intermédiaire.

Pas simple d’être travailleur indépendant. Une étude de l’Insee, dévoilée ce mercredi, apporte quelques indications sur les quelques 3,1 millions de personnes qui se déclarent indépendantes et notamment sur leur situation de dépendance économique.

Ainsi, « un travailleur sur cinq est économiquement dépendant d’une relation avec un client, une organisation en amont ou un intermédiaire » affirme l’étude. En d’autres termes, la rupture de cette relation remettrait en cause la survie de leur entreprise. Dans les détails, 10% des indépendants dépendent exclusivement d’un client tandis que 7% dépendent d’une relation amont (groupement, centrale d’achat ou coopérative, franchis…) et 4% dépendent d’un intermédiaire.

Contraintes dans l’organisation du travail

Evidemment, cette situation a de nombreuses répercussions sur la qualité de vie des personnes concernées. « Plus le client principal pèse dans l’activité, plus il exerce de contraintes sur l’organisation du travail : 19 % des indépendants qui ont travaillé pour un unique client au cours des 12 derniers mois déclarent que le client détermine leurs heures de début et de fin de travail » souligne l’étude.

Mais cette dépendance a aussi un impact sur les prix ou les tarifs (pour 76% des travailleurs concernés) ou sur le choix des fournisseurs, sur le choix des produits ou services ou encore sur la détermination des horaires (56 % citent au moins l’une de ces trois contraintes).

50h/semaine ou plus

C’est avant tout dans le secteur de l’agriculture que ce type de relation (client, relation amont ou intermédiaire) prévaut (41%). Mais aussi dans les transports (38%) et dans l’Information-communication (34%). Dans ce dernier domaine, le client unique est particulièrement présent (24%).

Enfin, les indépendants ont tendance à travailler plus que les salariés (44% d’entre eux travaillent plus de 50 heures par semaine, contre 7% de salariés). Ils ont aussi « plus souvent des horaires de travail atypiques : 75 % ont travaillé le soir, la nuit ou le week-end au cours des trois derniers mois, contre 42 % des salariés » indique l’Insee.