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Le casque, fléau de l'open space?

Écouter de la musique permet de s'isoler le temps de finir une tâche qui nécessite un peu plus de concentration que d'habitude. Mais ce qui est bon pour la concentration ne l'est pas forcément pour la communication.

L'open space peut devenir un vrai enfer lorsque l'on a besoin de se concentrer. Pour s'isoler, rien de mieux que de mettre un casque pour écouter le requiem de Verdi et ainsi préparer tranquillement son Power point. Le problème, c'est que ces bureaux ouverts sont censés favoriser la communication directe. Or, vous passez votre temps à interrompre avec des pincettes cette armée de casqués, et a les prier de bien vouloir enlever un écouteur pendant 2 secondes.

Au final, vous êtes gêné de les déranger, car le casque devient une porte de bureau virtuelle. Quand l'un de vos collègues le met sur les oreilles, le message est clair: cela correspond à une grosse pancarte sur laquelle serait écrite "do not disturb". La méthode est efficace: le casqué filtre ainsi les infos sans intérêt. Il y a peu de chances qu'on le force à enlever son casque pour lui dire: "Tu as vu le temps pourri?" 

Des casques sans musique

Le besoin de se créer une bulle est parfois tellement fort que certains mettent un casque sur leurs oreilles sans pour autant écouter la moindre note de musique, révèle un article publié dans le New York Times. Quand vous voyez un plateau entier de gens munis de casques autour d'un collègue bruyant, combien écoutent le silence? Ils seraient nombreux.

"La musique me déconcentre. Je mets juste mon casque pour faire comprendre poliment à mon voisin qu'il me saoule", explique une adepte du casque silencieux. "Ma voisine de bureau est énervée, elle met son casque avant d'allumer son ordinateur", explique un autre salarié.

Voilà, vous êtes démasqués! Maintenant tout le monde va vous parler même si vous avez votre casque. Il n'y a rien à faire car si le code du travail encadre le bruit, il ne protège pas les épouvantails à bruit.

Laure Closier édité par C.C.