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Vers une baisse des allocations pour 1,2 million de chômeurs: la ministre du Travail conteste ces chiffres

La réforme doit "permettre à 150.000 à 250.000 personnes de retrouver un travail" qui soit "stable, durable, pas un job kleenex", a affirmé la ministre du Travail.

La réforme doit "permettre à 150.000 à 250.000 personnes de retrouver un travail" qui soit "stable, durable, pas un job kleenex", a affirmé la ministre du Travail. - Alain Jocard- AFP

L'Unédic a estimé que la réforme pourrait entraîner une baisse des allocations pour 1,2 million de personnes. Pour la ministre du Travail, "Avec les comportements induits, on pense qu'au maximum il y aura 600.000 à 700.000 personnes concernées".

La réforme de l'assurance chômage concernera deux fois moins de personnes que ce que prévoit l'Unédic, a affirmé mardi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Le durcissement des règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi, annoncé mi-juin par le gouvernement, tourne à la bataille de chiffres entre le ministère et l'association paritaire chargée de gérer l'assurance chômage.

L'Unédic a en effet estimé la semaine dernière que la réforme pourrait entraîner une baisse des allocations pour 1,2 million de personnes, tandis que 500.000 chômeurs seraient indemnisés plus tardivement ou perdraient leurs droits.

Des changements de comportement

Un calcul qui "ne projette pas les effets de la réforme" et "ne tient pas compte des changements de comportements induits", a réagi Muriel Pénicaud sur LCI. "On fait évidemment une reforme pour qu'elle ait des effets, pour l'emploi et contre la précarité", a-t-elle ajouté.

La ministre a souligné que sa réforme "prend tous les aspects en question", notamment "la responsabilisation des employeurs" avec un bonus-malus dans certains secteurs pour que "les entreprises fassent leur boulot" et "arrêtent d'embaucher 9 fois sur 10 en contrats très courts". En outre, "des moyens inédits" et "énormes" sont prévus pour "l'accompagnement des demandeurs d'emploi" et la formation, a-t-elle assuré.

"Avec les comportements induits, on pense qu'au maximum il y aura 600.000 à 700.000 personnes concernées", a reconnu Mme Pénicaud, rappelant que sa réforme doit aussi "permettre à 150.000 à 250.000 personnes de retrouver un travail" qui soit "stable, durable, pas un job kleenex".

C.C. avec AFP