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Valls veut "une mobilisation générale en faveur de l'apprentissage"

Manuel Valls a également affirmé croire "à toutes les entreprises".

Manuel Valls a également affirmé croire "à toutes les entreprises". - -

En visite au siège de l'assureur Axa, le Premier ministre a affirmé qu'il est temps de "la mobilisation" pour encourager "cet outil formidable pour l'insertion professionnelle". Il a rappelé que ce sujet sera abordé lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet prochains.

Le gouvernement met un peu plus le cap sur l'apprentissage. En visite au siège de l'assureur Axa, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré que "nous tenons là un formidable outil pour l'insertion professionnelle (...) Nous nous sommes fixé un objectif ambitieux: 500.000 apprentis à l'horizon 2017. Mais nous en sommes très loin".

"Il est donc temps d'une mobilisation générale en faveur de l'apprentissage. Cette grande question sera au coeur de la conférence sociale que nous tiendrons les 7 et 8 juillet", a-t-il ajouté. "Tout devra être abordé. D'abord le lien avec le système éducatif. On le sait (...) il y a des progrès immenses à faire dans ce domaine", a déclaré le chef du gouvernement.

Selon lui, "il faudra également lever les freins qui peuvent exister: prendre un apprenti doit être une opportunité, pas une contrainte. Et là encore, nous devons nous donner une ambition européenne et nous y travaillerons dans une table ronde spécifique lors de la grande conférence".

Valls veut "croire aux entrepreneurs"

Manuel Valls s'est rendu au siège d'Axa qui vient de s'engager, au côté de Nestlé, dans une "alliance pour la jeunesse", qui prévoit, pour l'assureur, d'offrir au moins à 20.000 jeunes une expérience professionnelle (emploi, apprentissage ou stage) au cours des cinq prochaines années.

Le chef du gouvernement a aussi dit "beaucoup croire aux entreprises, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille bien sûr". "Je veux croire aux entrepreneurs de ce pays", dont les "grands capitaines d'industrie", a-t-il ajouté, soulignant qu'"aider les entreprises, restaurer les marges des entreprises, baisser le coût du travail des entreprises, ce n'est pas comme je l'entends dans un langage dépassé, faire des cadeaux, c'est leur donner du souffle, pour qu'elles créent des emplois, pour qu'elles puissent investir."

"Nous avons besoin d'entreprises, besoin d'entreprises de services, nous avons besoin de la finance, nous avons besoin de moyens pour financer notre économie et il faut sortir (...) des dogmes" selon lesquels les entreprises ne créeraient "pas cette richesse", a-t-il plaidé.

J.M. avec AFP