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Un tiers des Français tentés par la création d'entreprise

37% des sondés affirment avoir envie de créer leur propre entreprise.

37% des sondés affirment avoir envie de créer leur propre entreprise. - Christophe Derndorfer - Flickr - CC

Si une minorité confie avoir un projet concret, 37% des Français affirment avoir envie de créer leur propre entreprise, selon une étude publiée dimanche 23 novembre.

Les Français ont-ils une âme d’entrepreneur? Plus d'un tiers des Français interrogés (37%) affirment en tout cas qu'ils auraient envie de créer leur entreprise s'ils en avaient la possibilité, mais seule une minorité (10%) confie avoir un projet concret, selon une étude publiée dimanche par le fonds Idinvest avec Viavoice.

L'envie d'entreprendre procède d'abord du désir "d'être libre et indépendant", pour 51% des personnes interrogées, suivi par l'envie de "s'épanouir personnellement" (46%), alors que le désir de "gagner de l'argent" arrive seulement en troisième position (33%).

Parmi les valeurs personnelles qui guident ce désir figurent le "respect des gens" (46%), le "courage, l'effort" (34 %) et "la valeur travail" (33 %).

Chez les étudiants, le pourcentage de personnes déclarant avoir envie d'entreprendre monte même à 49%.

La conjoncture économique et le manque de fonds découragent

En revanche, 57% des sondés disent ne pas avoir envie de créer leur entreprise et 6% ne se prononcent pas. Les profils ayant la plus forte envie d'entreprendre sont des hommes, des cadres ou des employés, d'une moyenne d'âge de 43 ans et résidant en Ile-de-France. "

S'il existe certes des écarts d'intention entre les groupes sociaux, ceux-ci ne sont pas structurants car 51% des cadres auraient "envie d'entreprendre", contre 44% des employés et 35 % des ouvriers", souligne Idinvest.

Parmi les facteurs de passage à l'acte figurent "l'identification d'un marché porteur" (29%), le sentiment de pouvoir "capitaliser sur une expérience professionnelle adaptée" (26%) et de "détenir une idée prometteuse" (22%). Parmi les contraintes susceptibles de contrevenir à l'élaboration d'un projet figurent la conjoncture économique peu encourageante (37%), le manque de fonds (33%) et la complexité des démarches (21%).

"L'envie d'entreprendre n'est réductible ni à des critères scolaires, ni à des grilles de l'Insee, ni à des agrégats macroéconomiques. Elle est tissée de désirs spécifiques et de valeurs personnelles, et à ce titre est imparfaitement prise en compte et encouragée par les pouvoirs publics et les discours politiques", souligne François Miquet-Marty, président de Viavoice, dans son communiqué.

Y.D. avec AFP