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Un cadre sur deux est recruté via une annonce

La publication d'une offre d'emploi reste le moyen le plus efficace pour trouver le profil que l'entreprise cherche.

La publication d'une offre d'emploi reste le moyen le plus efficace pour trouver le profil que l'entreprise cherche. - Kate Hiscok- CC

"Cooptation, réseaux sociaux, cvthèques, candidatures spontanées, il y a de multiples façons pour un employeur de trouver le profil recherché. Pourtant, la diffusion d'une offre d'emploi reste le moyen le plus utilisé, une préférence qui s'explique par son efficacité."

Les offres d'emploi ont encore de beaux jours devant elles. En 2015, 87% des embauches de cadres ont donné lieu à la publication d'une annonce, selon le baromètre Apec publié ce 3 juin. C'est deux points de plus que l'année précédente. Les recruteurs privilégient ce canal car son efficacité n'est plus à prouver: dans 58% des cas, la diffusion d'une offre a permis de trouver la perle rare, ce qui en fait le mode de recrutement le moins chronophage. Au final, c'est un cadre sur deux qui a été recruté en répondant à une annonce.

Pourtant les recruteurs ont pléthore d'outils pour trouver le collaborateur idéal qui va renforcer leurs équipes. Les réseaux professionnels font une percée de plus en plus impressionnante: 34% des recruteurs sont allés scruter les profils LinkedIn et Viadeo pour voir si l'un d'entre eux ne leur conviendrait pas, contre 28% en 2014. Un quart des recruteurs trouve que ce mode d'approche est pertinent, alors qu'ils n'étaient qu'un sur 5 l'année précédente. Mais les mises en relation permises par les réseaux sociaux n'aboutissent que rarement à la signature d'un contrat: seul 1 cadre sur 5 a été recruté par ce biais en 2015.

Une entreprise sur trois fait appel à un cabinet de recrutement

Les candidatures spontanées sont aussi une source très appréciée puisque 63% des entreprises les consultent quand elles ont un poste à pourvoir. C'est dans l'ingénierie et la R&D qu'envoyer un CV a le plus de chances de faire mouche: 74% des entreprises de ce secteur ont recruté par ce biais. 36% des entreprises ont aussi fait appel à la cooptation en 2014, mais dans l'informatique le chiffre grimpe à 48% et dans l'ingénierie et R&D, ce taux atteint 47%. "Outre le fait qu’elle leur permet d’atteindre les candidats déjà en poste qu’elles convoitent, la cooptation permet à ces entreprises de pallier des déficits d’attractivité en se servant de leurs salariés comme garants de leur image employeur", expliquent les spécialistes de l'Apec.

Des candidats soumis à une batterie de tests

L'usage des cvthèques est en recul de 3 points par rapport à l'année passée, pour atteindre 32%. 33% des entreprises sont passées par un prestataire externe pour leur recrutement. Cette pratique est plus répandue dans les entreprises de plus de 1.000 salariés, et surtout quand il s'agit d'un contrat à durée indéterminée. "Les entreprises consacrent généralement plus de ressources aux recrutements en CDI, le coût d’une erreur de recrutement étant plus élevé pour ces derniers", mettent en lumière les auteurs du baromètre.

En tout cas, les candidats doivent surmonter une série d'obstacles avant d'être recrutés. À commencer par une première sélection par téléphone. Près d’une entreprise sur trois effectue cet appel pour vérifier des informations factuelles (décrites sur le CV ou sur les profils quand il s’agit de candidats repérés sur les réseaux sociaux). Dans 2 cas sur dix, l'entretien se fait directement par ce biais. Les entreprises sont aussi adeptes des tests de personnalité (dans 23% des recrutements), des tests de mise en situation réelle (21%), des tests de langue (16%) et des tests psychotechniques (11%).

C.C.