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Thibaut Lanxade : "des négociations sur l'emploi au niveau des branches"

Thibaut Lanxade pense que ramener les négociations au niveau des filières faciliterait le dialogue social

Thibaut Lanxade pense que ramener les négociations au niveau des filières faciliterait le dialogue social - -

Thibaut Lanxade, patron d’Aqoba, a plaidé sur BFM Business, ce vendredi 11 janvier, pour que les négociations sur l’emploi se fassent davantage au niveau des branches professionnelles.

Patronat et syndicats sont dans l’ultime ligne droite. Ce vendredi 11 janvier, les partenaires sociaux se rencontrent, en effet, pour une ultime séance de négociation sur la réforme du marché du travail.

Thibaut Lanxade, patron de la start-up Aqoba, veut croire "qu’il sortira quelque chose" de cette dernière séance de négociation. Dans le cas contraire le gouvernement a déjà prévenu qu’un texte de loi sera fin prêt "avant fin février".

Dire que les négociations ont jusque-là patiné entre les partenaires sociaux est un doux euphémisme. Néanmoins, pour Thibaut Lanxade, le dialogue social reste une bonne chose, mais "il faut que les discussions redescendent au niveau des entreprises , c’est le vrai sujet".

"Aujourd’hui on a une négociation qui est interprofessionnelle. Or, sur certains points on aurait pu positionner ces négociations au niveau des branches. Et là syndicat et patronat parlent probablement beaucoup plus la même langue! Ce serait une révolution : donner davantage de responsabilité aux entreprises dans la négociation", poursuit-il.

"Autant de branches que de fromages" en France

"Pour cela, il faut que les syndicats soient représentatifs", fait remarquer Thibaut Lanxade, rappelant que ceux-ci comptent pour "environ 8% dans le secteur privé".

Pour le patron d’Aqoba, placer davantage le dialogue social au niveau des branches permettrait d’avoir un patronat en phase avec la base, et donc avec les préoccupations des salariés.

Le nombre de branches professionnelles que compte la France représente une difficulté. Thibaut Lanxade donne le chiffre de 600 branches, dont "150 sont actives". "En France nous avons autant de branches que de fromages. Nous pouvons probablement les diminuer un petit peu et opérer un grand chantier de réduction de ces branches. Il s’agirait de faire en sorte que ces branches, en prise direct avec la réalité quotidienne des chefs d’entreprise, puisse mieux négocier pour avoir ces accords".

Julien Marion