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Rossignol "relocalise" sa production dans les Alpes

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La marque de skis Rossignol, précurseur du retour au "Made in France", va augmenter sa production dans l'Hexagone et prévoit des embauches.

Rossignol, précurseur du retour au "Made in France", a annoncé l'augmentation de sa production de skis dans l'Hexagone avec 20.000 paires de ski supplémentaires qui devraient sortir de son usine des Alpes en 2013.

"On continue la stratégie, définie il y a quelques années, de ramener des paires de ski en France", explique le PDG de Rossignol, Bruno Cercley.

Son usine à Sallanche, en Haute-Savoie, est l'unique usine de fabrication de skis encore en fonctionnement en France. "Le 'Made in France' a de la valeur uniquement si on est compétitifs. Il faut être fiers de produire en France, mais ça ne peut pas être l'unique argument de vente, il faut que le produit soit bon."

Des embauches et plus de skis

Le groupe français avait annoncé en septembre 2010 la relocalisation dans cette usine de la conception de 60.000 paires de skis junior, jusqu'alors produites chez un sous-traitant taïwanais. La nouvelle avait suscité un grand soulagement parmi les salariés, qui craignaient de longue date de voir leur usine fermer ses portes.

Sur la saison 2011-2012, Rossignol a vendu 900.000 paires de ski à travers le monde, dont 300.000 produites dans son usine de Sallanches. Cinq à dix embauches y sont prévues cette année, sur un total de 600 salariés en France.

Montebourg défend l'idée

Une stratégie de développement qui va dans le même sens que le lancement prochain d'un programme de relocalisation en France d'activités industrielles, annoncé par le ministre Arnaud Montebourg dans Les Echos.

Le ministre du Redressement productif espère ainsi convaincre près de 300 entreprises, en mettant à leur disposition un outil pour calculer les avantages financiers d'une telle démarche, à travers l'Agence française des investissements internationaux.

Selon lui, "le financement d'une relocalisation est beaucoup plus envisageable dans les filières françaises qui sont fortes et performantes comme l'aéronautique, la pharmacie ou le numérique. Ce sera plus difficile dans les secteurs en difficulté".