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Reprise du travail à la SNCM après 47 jours de grève

Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont voté vendredi la reprise du travail après 47 jours d'une grève qui a paralysé les activités de la compagnie maritime durant sept semaines. /Photo d'archives/REUTERS

Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont voté vendredi la reprise du travail après 47 jours d'une grève qui a paralysé les activités de la compagnie maritime durant sept semaines. /Photo d'archives/REUTERS - -

MARSEILLE (Reuters) - Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont voté vendredi la reprise du travail après 47 jours d'une...

MARSEILLE (Reuters) - Les marins CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont voté vendredi la reprise du travail après 47 jours d'une grève qui a paralysé les activités de la compagnie maritime durant sept semaines, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la direction.

Réunis en assemblée générale sur l'un des quatre ferries bloqué à quai à Marseille depuis le 31 janvier, les grévistes se sont prononcés à "l'unanimité" pour une reprise du travail qui doit être effective dans la soirée.

Un premier ferry quittera ainsi Marseille dans la soirée à destination de la Corse tandis qu'un deuxième bateau partira de Bastia pour rallier la cité phocéenne.

De source syndicale, on indique que les marins ont reçu des garanties sur la pérennité de la compagnie et sur l'emploi au sein de l'entreprise.

"Le protocole de sortie de grève acte que le redéploiement de l'activité repositionnée de Nice sur Marseille, mobilise un navire de moins et n'a pas d'incidence sur l'emploi, sur l'offre commerciale sur la Corse", précise pour sa part la direction de la SNCM dans un communiqué.

"En geste d'accompagnement, la direction a proposé la requalification de 14 postes de marins, ceci à effectif constant, sur les cargos mixtes de la Compagnie", a-t-elle ajouté.

La grève avait été lancée par la CGT et le Sammm (Syndicat autonome des marins de la marine marchande) après la décision du port de Nice de réduire le nombre de rotations vers la Corse et le non remplacement par la direction de la SNCM d'un navire à grande vitesse, le "Liamone", qui les assurait.

Détenue majoritairement par le groupe Veolia (66%) avec une participation de l'Etat à hauteur de 25%, la SNCM a enregistré en 2010 une perte d'exploitation d'environ 15 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 285 millions d'euros.

La direction de l'entreprise a estimé le coût des impacts directs et indirects du la grève à 13 millions d'euros alors que s'ouvre la période de réservations pour la saison estivale.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse