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Quelle est la région qui fait rêver le plus les candidats à l'emploi?

Les salariés placent en tête Auvergne-Rhône-Alpes lorsqu'ils recherchent du travail hors de leur région d'origine. Les salariés franciliens sont ceux ayant le plus des envies de bougeotte: ils sont 59% à rechercher des offres d'emploi ailleurs, selon le site Regionsjob.

Le désir de mobilité géographique reste vif parmi la population active française mais toutes les régions ne sont également attirantes. Celle qui attire le plus de candidats consultant les offres d'emploi issus d’autres régions est Auvergne-Rhône-Alpes. Ils sont 11,1% des candidats qui cherchent du travail dans une autre région que la leur, à s’intéresser à l’Auvergne-Rhône-Alpes, la deuxième de l'Hexagone, en terme de poids économique et de population, derrière l'Île-de-France. C'est l'un des principaux enseignements d'une étude réalisée sur les offres consultées par 5.2 millions d’utilisateurs des sites d'emplois Regionsjob au cours du premier trimestre 2018.

Les autres régions qui font rêver les candidats à la mobilité géographique sont la Nouvelle Aquitaine (10,2%), la Bretagne (10%), les Pays de la Loire (9,7%), l’Occitanie (9.3%) et … l’Île-de-France (9,1%), qui ne se trouve qu’à la 6ème position.

Avec ses 12 millions d'habitants, la région francilienne est, de loin, le premier bassin d’emploi en France mais elle a du mal à attirer des salariés d’autres région. À l’extrémité du classement, on trouve la Bourgogne Franche-Comté (3,4%), le Centre-Val de Loire (5,3%) et les Hauts-de-France (7,1%).

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A l'inverse, les candidats les plus nombreux à la mobilité géographique dans une autre région que la leur, habitent l’Île-de-France, avec 59% de candidats qui consultent des offres dans d’autres régions. Leurs regards se tournent vers la région Auvergne-Rhône-Alpes qui attire 13,5% des Franciliens qui cherchent un emploi ailleurs.

On trouve ensuite un peloton composé des Pays de la Loire, du Grand Est, de la Bretagne, des Hauts-de-France et de la Nouvelle Aquitaine, chacun compris entre 10% et 11%. La Bourgogne Franche-Comté est lanterne rouge avec seulement 2,9% des Franciliens qui regardent vers l’Est.

Les Franciliens sont attirés par la façade atlantique et ses métropoles

"Trois raisons expliquent les souhaits de mobilité géographiques des franciliens: la forte attractivité économique de la deuxième région de France pour l’Auvergne Rhône Alpes, l’attrait de la façade atlantique et de ses métropoles (Bordeaux, Nantes, Rennes) pour la Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne et la proximité géographique avec les frontières de l’Ile-de-France pour la région Grand Est et les Hauts de France" analyse David Beaurepaire, directeur délégué groupe Regionsjob.

Parmi les autres régions qui ont du mal à fidéliser leurs habitants on trouve dans l’ordre décroissant le Centre-Val de Loire (52% regardent ailleurs), la Bourgogne Franche-Comté (52%), la Normandie (46%) et l’Occitanie (45%).

A l’inverse, le Grand Est (31%), l’Auvergne-Rhône-Alpes (33%) et PACA (35%) sont les régions dont les habitants ont le moins la bougeotte, avec le pourcentage le plus bas de salariés consultant des offres dans d’autres régions.

Frédéric Bergé