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Qualité de vie au travail: les syndicats invitent le patronat à négocier

Les dirigeants syndicaux proposent l'ouverture d'une négociation sur la "qualité de vie au travail", en parallèle des concertations prévues avec le gouvernement sur la santé au travail.

Les dirigeants syndicaux proposent l'ouverture d'une négociation sur la "qualité de vie au travail", en parallèle des concertations prévues avec le gouvernement sur la santé au travail. - wang Zhao - AFP

Les dirigeants des cinq syndicats représentatifs ont dans un courrier commun proposé au patronat l'ouverture d'un agenda social de négociations.

La qualité de vie au travail est un sujet que les syndicats entendent discuter avec le patronat. Les dirigeants des cinq syndicats représentatifs ont ainsi adressé aux trois organisations patronales, le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l'U2P (artisans, commerçants et professions libérales) un courrier dans lequel ils proposent un agenda social des négociations.

"Nos organisations syndicales sont très attachées au dialogue social et à la négociation collective interprofessionnelle entre les interlocuteurs sociaux, facteurs de progrès social au bénéfice tant des salariés que des entreprises", écrivent Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), François Hommeril (CGC-CFE) et Philippe Louis (CFTC).

Dans ce courrier, les dirigeants syndicaux proposent l'ouverture d'une négociation sur la "qualité de vie au travail", en parallèle des concertations prévues avec le gouvernement sur la santé au travail.

Les discriminations également au programme

Ils se félicitent également de la reprise annoncée de la négociation sur la définition de l'encadrement qui était suspendue depuis mi-mars.

Sur le modèle de celle réalisée sur le télétravail en 2017, les syndicats demandent par ailleurs la mise en place de deux "délibérations": l'une intitulée "Transitions numérique, écologique et énergétique: nouvelles formes d'emploi et travailleurs des plateformes" et l'autre portant sur les "discriminations dans l'accès au travail quelles qu'en soient les modalités (embauche, stages, apprentissage, formation)". Enfin ils demandent une réflexion commune sur "quel modèle économique et social en Europe".

C.C. avec AFP