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Producteurs et distributeurs se renvoient la balle

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Certes, les matières premières sont plus chères. Mais leur augmentation ne suffit pas à justifier l'explosion des prix des produits alimentaires. Qui se sert au passage ?

L’explosion des prix des produits alimentaires s'explique avant tout par la hausse des cours mondiaux des céréales, dont se servent directement ou indirectement les producteurs pour fabriquer leurs produits alimentaires. En 2 ans, la tonne de céréales est passée, en moyenne, de 80 à 250 euros.

Mais pour le magazine "60 millions de consommateurs", l'augmentation des matières premières agricoles ne peut justifier à elle seule les tarifs pratiqués dans la grande distribution. Le magazine estime que les producteurs se servent de cette hausse comme d'un prétexte. Un exemple illustre la limite de l'argumentaire utilisé par les producteurs : l'augmentation des prix du lait relevée par l'Institut National de la Consommation peut dépasser les 30 %, alors que les cours mondiaux ont progressé de 20 % en 2007.

De leur côté, les agriculteurs affirment qu'ils répercutent cette hausse des tarifs des matières premières sur le prix de leurs propres produits. La flambée la plus spectaculaire concerne le lait... Avec une hausse record de 48 % pour un produit Candia destiné aux bébés.
Alain Templier, producteur de lait en Loire Atlantique, défend sa profession. Pour lui, l’augmentation ces derniers mois du prix du lait de 30% n’est qu’un « simple rattrapage par rapport à la baisse spectaculaire de ces 2 dernières années ». En colère, il s’en prend à la grande distribution qui selon lui n’a pas répercuté cette baisse, et qui met maintenant sur le dos des producteurs de lait la hausse récente des prix.

La rédaction, avec Christophe Bordet