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Peillon : « Les malfaisants doivent prendre leur retraite »

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Au lendemain de l'université d'été du PS, Vincent Peillon, député de la Somme et fidèle soutien de Ségolène Royal dénonce sans retenue certains « barons » du parti.

Pendant tout le week-end, les tractations en vue du Congrès de novembre et de l'élection du 1er secrétaire du parti, se sont poursuivies à la Rochelle au sein d'un PS, toujours aussi divisé. Vincent Peillon, député de la Somme qui soutient Ségolène Royal dans sa candidature, invité des Grandes Gueules, a condamné les agissements de certains « éléphants » du parti.

A la question « le PS peut-il se réconcilier et l'emporter à la prochaine Présidentielle ? », il répond : « Je pense qu'on y arrivera, si on fait attention à sortir une dizaine d'individus qui sont éternellement malfaisants, qu'on connaît, qui ont été de toutes les combines, et qui sont d'ailleurs assis au secrétariat national depuis 25 ans. Je pense que ces quelques malfaisants doivent maintenant gentiment prendre leur retraite. Ça fait 25 ans qu'ils pourrissent la situation, ça fait 25 ans qu'ils font des combinaisons, 25 ans qu'ils trahissent leurs propres amis. Et je pense que l'on peut faire sans eux.

Après, il y a dans ce parti beaucoup de gens respectables ; donc on peut respecter une minorité : il y a une façon de vivre ensemble, même quand on ne pense pas la même chose sur tout. Mais il y a des gens qui pourrissent cette situation, qui ne respectent pas les règles collectives, qui font toujours des combines.

J'ai quitté François Hollande en 2002, parce qu'il n'a pas voulu, après pourtant ce choc du 21 avril, faire la refondation nécessaire. Il a refait des vieilles alliances - Fabius, Strauss-Kahn, etc. Ils l'ont tué, comme ils tuent tout le monde, comme ils se tuent eux-mêmes d'ailleurs. Mais ils s'obstinent. Et ils peuvent nous tuer collectivement. Donc je dis basta ! Que tous ceux qui veulent vraiment du neuf, que l'espoir trouve son chemin, s'associent dans ce Congrès et qu'on ouvre un nouveau cycle politique. »

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La rédaction-Les Grandes Gueules