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Pacte de responsabilité: la réponse de Valls au patronat

Manuel Valls assure que le pacte sera tenu

Manuel Valls assure que le pacte sera tenu - Dominique Faget - AFP

Le Premier ministre a affirmé sur TF1 qu'il ne "laisserait pas dire" que ce fameux pacte n'est pas respecté. Une manière de répondre au Medef qui avait dénoncé plus tôt la décision de l'exécutif de reporter d'un trimestre les nouvelles baisses de charges prévues au 1er janvier.

Le jeu de ping pong continue entre le patronat et le gouvernement. Ce mercredi 16 septembre l'exécutif a décidé de reporter de trois mois les nouvelles baisses de charges patronales prévues dans le pacte de responsabilité et qui devaient survenir le 1er janvier prochain. Ce afin d'économiser 1 milliard d'euros.

Le Medef n'a que peu goûté à cette annonce, dénonçant "un mauvais coup porté à l'économie". Cela conduit à amputer le pacte de 25% des baisses de charges prévues sur 2016 et remet en cause la confiance indispensable pour relancer la croissance",a ainsi expliqué l'organisation patronale dans un communiqué. 

Invité du 20h de TF1, le Premier ministre Manuel Valls a répondu aux plaintes du Medef, lui demandant " de regarder attentivement ce que nous sommes en train de faire" c'est-à-dire engager "40 milliards d'euros" pour les entreprises. Et le Premier ministre d'assurer que "le pacte sera totalement respecté. Il peut y avoir des décalages techniques mais je ne laisserai personne dire que nous ne le respectons pas".

"Ce que je demande c'est qu'on investisse désormais" 

S'il a reconnu que le gouvernement avait besoin d'un milliard d'euros c'est avant tout parce que "avant l'été il a été annoncé un plan de soutien supplémentaire aux petites entreprises", a-t-il fait valoir.

Et en retour de l'ensemble des aides aux entreprises, "ce que je demande c'est qu'on investisse désormais, que l'on forme des salariés et que l'on embauche", ajoutant que c'est aussi "ce que les Français attendent". Il a néanmoins assuré "avoir confiance" dans les chefs d'entreprise de mon pays".

J.M.