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Négociation sur l'emploi: pour Virgin Mobile ''le gouvernement met trop la pression"

Geoffroy Roux de Bézieux n'est pas favorable à la taxation des contrats courts

Geoffroy Roux de Bézieux n'est pas favorable à la taxation des contrats courts - -

Geoffroy Roux de Bézieux, président de Virgin Mobile et membres du Medef, a expliqué à BFM Business, ce mercredi 9 janvier, que l'Etat ne peut laisser les partenaires sociaux discuter, et, en même temps, "se mêler en permanence des négociations".

L’Etat met-il trop la pression sur les partenaires sociaux pour aboutir à un accord sur le réforme du marché du Travail ? Assurément pour Geoffroy Roux de Bézieux, président de Virgin Mobile France et membre du Medef, invité dans l’émission Le Grand Journal de BFM Business, ce mercredi 9 janvier.

"On ne peut pas laisser les partenaires sociaux négocier et se mêler des discussions de permanence. L’Etat met trop de pression. Il ne faut pas mettre de la pression à tout prix", insiste-t-il.

Encore aujourd’hui, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a assuré, qu'un texte sur la sécurisation de l'emploi serait présenté "avant fin février" en Conseil des ministres si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord à l'issue de leur négociation.

Une issue que ne veut pas Geffroy Roux de Bézieux : "Je souhaite qu’il y ait un accord et que l’on essaie de faire ce qu’on fait les Allemands lors des années 2000". Le dialogue social , en Allemagne, avait en effet abouti à un série d’accords rendant le marché du travail plus flexible, via les réformes dites de "Hartz IV". Ce qui avait été à l’origine du recul du chômage allemand.

"Une négociation fourre-tout"

Seulement, rappelle le président de Virgin Mobile, "en France nous avons une tradition faible du dialogue social par rapport à l’Europe du Nord. Les Allemands ont mis plusieurs années à tout négocier…" quand les partenaires sociaux n'ont disposé que de quatre mois.

"Peut-être peut-on regretter d’avoir mis trop de chose dans cette négociation. C’est un peu une négociation fourre-tout. Il est trop difficile de tout négocier à la fois", souligne-t-il.

Il est également revenu sur un des grands points d’achoppement des négociations sur l’emploi : la taxation des contrats courts, c’est-à-dire les CDD. Une idée qui ne le séduit pas franchement. "Quand on a une incertitude en tant que patron, on embauche en CDD car c’est la seule solution pour assurer de la flexibilité. Taxer de quelques pourcents ces CDD ne changera pas le comportement des chefs d’entreprise", assure-t-il.

Julien Marion