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Loi Travail: "Rien ne serait pire que l’immobilisme", selon Hollande

Alors que Manuel Valls avait annoncé la veille le report de la présentation du texte, le chef de l’État a défendu la réforme controversée du droit du travail. Même s’il a assuré "comprendre" certaines "interrogations".

En visite dans les locaux de l’entreprise Showroom Privé, François Hollande en a profité pour s’exprimer brièvement sur la réforme controversée du droit du travail. Tout en défendant sa politique en faveur de l’emploi: "Si j’ai voulu soutenir le développement des entreprises (…) c’est pour qu’il y ait des recrutements en contrat à durée indéterminée", a-t-il rappelé, assurant que ladite réforme donnerait "de la confiance, de la stabilité, du dynamisme" aux entreprises.

Si le chef de l’État a dit "comprendre" les "interrogations" autour du texte, les jugeant même "légitimes", un retrait pur et simple ne semble pas être à l’ordre du jour.

"Prendre du temps pour mieux en gagner"

Le report de sa présentation en Conseil des ministres, annoncé la veille par Manuel Valls, ne servira ainsi qu’à "prendre du temps pour mieux en gagner", a-t-il déclaré.

"J'ai fait tout au long de ces années la priorité à l'emploi, un emploi stable et durable", a-t-il poursuivi. "Je ne changerai pas. Pour moi c'est l'essentiel. Et je veux que notre pays puisse avancer. Il n'y a pas d'autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l'immobilisme ou de tout mettre en cause dans notre droit, notamment notre droit du travail".

Y.D.