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Loi El Khomri: 7 syndicats appellent à la grève le 31 mars

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, et celui de FO, Jean-Claude Mailly

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, et celui de FO, Jean-Claude Mailly - Stéphane de Sakutin - AFP

7 syndicats ont appelé à battre le pavé le 31 mars pour protester contre le projet de loi  réformant le code du travail. La CGT et FO y figurent, la CFE-CGC pourrait prochainement les rejoindre.

La mobilisation contre le projet de loi réformant le code du travail s'organise. 

Sept syndicats, dont CGT, FO et Solidaires, ont appelé jeudi à manifester et à faire grève le 31 mars pour protester contre le projet de loi El Khomri, qui constitue, selon eux, "une régression sociale". L'appel a été lancé par la CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, Unef, UNL (lycéens), FIDL (lycéens) à l'issue d'une intersyndicale de près de trois heures.

La CFE-CGC, qui n'a pas battu le pavé depuis 2010, pourrait rejoindre le mouvement, comme indiquait sa présidente Carole Couvert mardi sur BFM Business.

"Si le texte ne bouge pas, nous appellerons à des manifestations le 31 mars" a-t-elle encore confirmé à l'AFP, ajoutant qu'elle prendrait sa décision le 21 mars.

Obtenir de nouveaux droits

Le 31 mars, écrivent les sept syndicats, "les salarié-es, les privé-es d'emplois, les jeunes, les retraité-es ont toutes les raisons de se mobiliser ensemble, par toutes les formes, y compris par la grève et les manifestations sur tout le territoire, pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l'obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire".

Le projet de loi visant à réformer le droit du travail "constitue une régression sociale que nous n'acceptons pas", ajoutent-ils. Dans le projet de loi, dont la présentation en conseil des ministres a été reportée de deux semaines au 24 mars, ces syndicats dénoncent la remise en cause des "principes qui fondent les garanties collectives", mais également les licenciements "facilités", le plafonnement des indemnités prud'homales.

Ils soulignent que les appels à manifester et à faire grève le 9 mars "constituent un rendez-vous important qu'il convient de réussir".

J.M. avec AFP