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Les salariés de GM Strasbourg acceptent un gel des salaires

Les salariés de l'ex-usine General Motors de Strasbourg ont accepté à une forte majorité le gel de leurs salaires et la réduction de leurs jours de RTT, conditions imposées par leur ancienne maison mère pour reprendre le site, a-t-on appris auprès du comi

Les salariés de l'ex-usine General Motors de Strasbourg ont accepté à une forte majorité le gel de leurs salaires et la réduction de leurs jours de RTT, conditions imposées par leur ancienne maison mère pour reprendre le site, a-t-on appris auprès du comi - -

STRASBOURG (Reuters) - Les salariés de l'ex-usine General Motors de Strasbourg ont accepté à une forte majorité le gel de leurs salaires et la...

STRASBOURG (Reuters) - Les salariés de l'ex-usine General Motors de Strasbourg ont accepté à une forte majorité le gel de leurs salaires et la réduction de leurs jours de RTT, conditions imposées par leur ancienne maison mère pour reprendre le site, a-t-on appris auprès du comité d'entreprise.

Les 957 salariés présents lundi, sur un effectif de 1.150 personnes, ont été consultés toute la journée sur le projet du constructeur américain, dans le cadre d'un référendum organisé par la CFDT, FO et la CFTC.

La CGT avait refusé d'y participer en dénonçant un chantage de la direction.

La participation s'est élevée à 97%.

Le projet de reprise du site de Strasbourg prévoit un gel des salaires pendant deux ans, l'abandon de six jours de RTT sur un total de 16 et un renoncement à l'intéressement durant trois années.

En contrepartie, General Motors s'engage à maintenir les volumes de production jusqu'en 2013 et à lancer de nouveaux produits au-delà pour pérenniser l'usine au moins jusqu'en 2020.

Pour les trois syndicats organisateurs de la consultation, le résultat du vote de lundi autorise une signature de l'accord.

"On s'était dit que pour accepter de vivre un peu plus chichement, il fallait obtenir au moins 60%", a expliqué à Reuters Jean-Marc Ruhland, secrétaire du comité d'entreprise et responsable de la CFDT, le syndicat majoritaire.

L'accord doit être entériné par le comité d'entreprise d'ici la fin de la semaine.

General Motors , en quête de liquidités, avait mis en vente dès 2008 le site alsacien, sans réussir à conclure l'opération.

L'usine et son bureau d'études ont échoué au sein de Motors Liquidation Company, la société chargée de gérer les actifs en déshérence de l'ex-numéro 1 mondial de l'automobile après sa mise en faillite pendant quarante jours en 2009.

Le "nouveau" General Motors, qui a renoué en 2010 avec les bénéfices, a proposé le 16 juillet de reprendre l'usine française pour un euro symbolique sous réserve que les coûts diminuent de 10%.

Selon les syndicats, les dirigeants américains ont justifié leur demande en comparant les prix de revient à Strasbourg avec ceux de leur usine mexicaine, où la fabrication d'une transmission coûte 100 dollars de moins.

Gilbert Reilhac