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Le modèle des scop est-il viable ?

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L'avenir de SeaFrance se joue mardi. Le tribunal de commerce de Paris doit se prononcer sur la seule offre de reprise de la société de ferries transmanche : celle des salariés réunis en Sociétés coopératives et participatives (Scop). Une initiative qui a le soutien du gouvernement. A l'issue d'une réunion à l'Elysée lundi matin, il assure qu'il aidera financièrement les salariés à monter la coopérative. Il y a près de 2 000 scop en France. Etat des lieux

C'est un modèle de gestion qui a de plus en plus de succès. Il s'en créer autour de 200 chaque année. L'idée : ce sont les salariés qui sont les actionnaires majoritaires. Ce sont eux qui élisent l'équipe dirigeante. Ils détiennent 65 % des droits de vote et 40 % du résultat est obligatoirement réinvesti dans l'entreprise.

L'idée que la Scop est réservée aux sociétés en difficulté est totalement erronée. La plupart du temps, c'est au moment du départ à la retraite du patron, que l'idée est évoquée. Sans repreneur, le fondateur propose à ses salariés cette solution pour pérenniser la boîte.

Taux de survie de 74 % après 3 ans

Ça fonctionne plutôt bien : le taux de survie après 3 ans est de 74 % selon les chiffres de l'Insee. Moins de 5 % des Scop sont des redémarrages d’entreprises en difficulté.

En moyenne, elles comptent 20 salariés. Mais les plus connues dépassent le millier comme le groupe Chèque Déjeuner ou encore Acome, un industriel spécialisé dans les câbles, monté en coopérative depuis les années 1940.

Hélène Cornet