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Le chômage grimpe... et ce n'est pas fini !

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L’annonce par Laurent Wauquiez des « très mauvais » chiffres du chômage en août confirme la mauvaise passe pour l’emploi.

Ce matin sur RMC, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a confirmé l'information selon laquelle les chiffres du chômage pour le mois d'août étaient « très mauvais » : il a ainsi évoqué « 30 à 40 000 » chômeurs de plus au mois d'août par rapport au mois de juillet. Pour commenter et expliquer ces chiffres, Eric Heyer, directeur adjoint au département analyse et prévision de l'OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques), était dans Bourdin&Co : « C'est vrai que la conjoncture n'est pas bonne depuis maintenant 3 à 5 mois. Ce qui était surprenant, c'était qu'au cours du premier semestre de cette année, l'économie française avait plutôt détruit des emplois. Il y avait très peu de créations d'emplois dans le secteur privé mais beaucoup de destructions d'emplois dans le secteur public. Au total, on avait détruit 18 000 emplois au cours du premier semestre et, malgré cela, le chômage avait baissé. Globalement, il y avait une baisse par rapport à l'année 2007 et c'est ça qui était étonnant ».

« Il était donc normal que ce petit miracle ne dure pas. La conjoncture et la croissance étant toujours basses, on peut s'attendre encore à ce qu'il y ait des destructions d'emplois et c'est en toute logique que le chômage remonte. Ce qui est surprenant, c'est l'ampleur sur le mois qui est un peu exceptionnelle. On n'a pas connu ça depuis 15 ans, donc il faut attendre le détail des chiffres pour en savoir plus ».

« Jusqu'à la fin de l'année, on ne peut pas s'attendre à une forte reprise de la croissance et du coup on ne voit pas comment les créations d'emplois permettraient d'absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et comment le chômage pourrait repartir à la baisse. Forcément, le chômage va repartir à la hausse, mais maintenant c'est l'ampleur qui est à regarder de prêt et à calculer. On a tout de même la chance de vivre dans une période où la population active n'est pas très très dynamique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas énormément de nouveaux entrants sur le marché du travail et du coup la hausse devrait être relativement lisse ».

La rédaction-Bourdin & Co