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La Redoute doit-elle prendre exemple sur la Camif?

La Camif est devenue une pure player de la vente de meubles.

La Camif est devenue une pure player de la vente de meubles. - -

Martine Aubry rencontre, ce mardi 12 novembre, François Henri Pinault, PDG de Kering, au sujet de la Redoute. Ce dernier groupe va mal mais, pour se redresser, il pourrait s'inspirer de la Camif qui, liquidée en 2008, est redevenue rentable.

La maire PS de Lille Martine Aubry rencontre, ce mardi 12 novembre, François-Henri Pinault, le patron de Kering, pour discuter de l'avenir de la Redoute. Le groupe de luxe veut céder le vépéciste avant la fin de l'année. Il cherche un repreneur pour poursuivre l'activité.

La Redoute a encore du potentiel de développement. Il suffit de prendre pour exemple la Camif qui, liquidée en 2008, est aujourd'hui redevenue rentable. "Une marque ne meurt jamais" expliquait ainsi Emery Jacquillat, le président de la Camif-Mattelson, il y a un mois sur BFM BUSINESS.

Surtout quand il s'agit de la Camif, une marque de meubles historique avec des clients fidèles. Le renouveau est venu de l'offre, des produits plus modernes, fabriqués en France dans le respect du développement durable. Ce qui permet aujourd'hui à la Camif de surperformer le marché, selon son patron.

Une profonde mutation

Mais les choses ne se sont pas faites en un jour. L'entreprise a déménagé à Niort, toute la logistique et l'informatique ont été réinventées, la société a jeté son catalogue papier et elle est devenue un pure-player du net.

Elle propose aujourd'hui un nouvel outil qui séduit les internautes : la conso-géolocalisation. Le client peut choisir son produit en fonction de son lieu de fabrication, ce qui est même devenu l'un des premiers critères de choix et tant pis si les prix sont plus élevés...

Hélène Cornet