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L'Etat actionnaire veut réduire les salaires des patrons du public

Gérard Mestrallet, qui dirige GDF Suez, est un des patrons visés par les déclarations de Bercy.

Gérard Mestrallet, qui dirige GDF Suez, est un des patrons visés par les déclarations de Bercy. - -

Le gouvernement souhaite que les rémunérations globales dans les entreprises dont l'Etat est actionnaire minoritaire baissent de 30%. Air France, GDF Suez, Orange, Renault ou Safran sont les principaux concernés.

Le gouvernement souffle le chaud et le froid ? Le ministère de l'Economie confirme, ce mardi 4 mars, qu'un effort sera demandé aux patrons des entreprises dont l'Etat est actionnaire minoritaire. Après avoir imposé un plafond de 450.000 euros annuels pour les dirigeants d'entreprises publiques, le gouvernement attend de ceux-ci une baisse de leur rémunération globale de 30% par rapport à 2013.

Pour la première fois cette année, le salaire des mandataires sociaux sera voté en assemblée générale. A cette occasion, "une baisse de leur rémunération fixe et variable de l'ordre de 30% serait bienvenue et nous encouragerait à voter favorablement", a précisé Bercy, évoquant "une politique générale en faveur de la modération salariale" plutôt que le ciblage de certaines entreprises.

Le "say on pay" pour le privé

L'Etat est notamment actionnaire d'Air France, d'EADS, de GDF Suez, d'Orange, de Renault ou de Safran. A Bercy, on ne doute pas que les autres actionnaires voteront comme l'Etat.

En ce qui concerne les entreprises privées, l'exécutif compte sur la révision du code Afep et Medef. Plutôt que de légiférer, le gouvernement avait décidé de laisser l'Association française des entreprises privées et l'organisation patronale y introduire la pratique du "say on pay".

Ce dispositif donne un avis consultatif à l'assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des principaux dirigeants.

N.G. avec agences