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Kem One: les deux repreneurs veulent fusionner leur projet

On se dirige vers "un dénouement heureux" pour la partie des activités de Kem One placées en redressement judiciaire, selon Arnaud Montebourg.

On se dirige vers "un dénouement heureux" pour la partie des activités de Kem One placées en redressement judiciaire, selon Arnaud Montebourg. - -

Alors que le tribunal de commerce devait sélectionner le repreneur d'une partie des activités du groupe chimique, les deux candidats en lice ont indiqué vouloir fusionner leur offre, ce 18 décembre.

Les deux candidats à la reprise d'un partie du groupe chimique Kem One, le fonds américain OpenGate Capital et l'industriel français Alain de Krassny, ont proposé de fusionner leurs offres mercredi, lors d'une ultime audience du tribunal de commerce, selon une source syndicale. Le tribunal a de ce fait reporté son audience à vendredi 20 décembre.

Les deux repreneurs potentiels ont fait cette annonce à l'ouverture de l'audience à 14h. Le président du tribunal a paru fort surpris de la proposition et le représentant du parquet a répondu qu'elle n'était pas possible techniquement, selon la même source.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s'est, pour sa part, félicité de cette péripétie, assurant qu'on s'acheminait vers "un dénouement heureux" pour le groupe.

Un apport en capital limité

Au 12 décembre dernier, le tribunal de commerce de Lyon avait annoncé qu'il reportait son verdict sur l'avenir du groupe de chimie placé en redressement judiciaire depuis huit mois. Il avait toutefois indiqué que chacune des deux offres était "recevable", et qu'il ferait son choix ce mercredi.

Mais il avait aussi jugé que l'apport en capital des deux offres était limité, et avait dit espérer un certain nombre d'engagements financiers, notamment de l'Etat. Selon la CGT, l'offre d'OpenGate Capital comporterait une injection de 20 millions d'euros et celle d'Alain de Krassny 5 millions d'euros.

Une partie de Kem One, entreprise née il y a un an demi de la cession des activités vinyliques d'Arkema au financier Gary Klesch, a été placée en redressement judiciaire en mars dernier. Seule l'activité production de PVC est concernée par le plan de redressement menaçant 1.300 emplois.

N.G. avec AFP