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Kem One: le tribunal de commerce reporte son jugement au 18 décembre

Kem One devra donc attendre encore une semaine pour être fixé sur son sort.

Kem One devra donc attendre encore une semaine pour être fixé sur son sort. - -

Le tribunal de Commerce de Lyon a annoncé, ce jeudi 12 décembre, qu'il ne donnerait le nom du repreneur retenu que dans une semaine. Une partie des activités de Kem One est, depuis huit mois, placée en redressement judiciaire.

La décision était fortement pressentie. Ce jeudi 12 décembre, le tribunal de Commerce de Lyon a annoncé qu'il reportait son verdict concernant l'avenir du groupe de chimie Kem One.

La décision du tribunal sur le choix d'un repreneur pour l'entreprise interviendra ainsi le 18 décembre prochain, a indiqué un avocat à l'AFP.

Actuellement, deux repreneurs sont en lice: le fonds américain OpenGate Capital et l'industriel français Alain de Krassny, propriétaire du groupe autrichien Donau Chemie.

Dans un communiqué publié peu après la décision de la justice, le minsitre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est réjoui que ces deux offres "aient été jugées recevable pour le Tribunal de Commerce".

"Ces offres supposent des évolutions contractuelles d'importance entre Kem One et ses différents partenaires qui n'ont pas encore toutes été signées", a-t-il ajouté dans ce communiqué.

1.300 emplois menacés

Lundi 9 décembre, l'administrateur judiciaire avait informé les représentants du personnel que certaines conditions suspensives, indispensables à l'aboutissement des plans de reprise, n'étaient toujours pas levées.

Ces clauses suspensives concernent d'une part l'apurement des dettes de Kem One envers ses fournisseurs (Total, Arkema, EDF principalement), mais aussi les contrats commerciaux et les ristournes passés avec eux.

D'autre part les repreneurs, dont l'apport en capital est limité, espèrent un certain nombre d'engagements financiers, notamment de l'Etat. Selon la CGT, l'offre d'OpenGate Capital comporterait une injection de 20 millions d'euros et celle d'Alain de Krassny 5 millions d'euros.

Selon Franck Zarbo, délégué FO, ces clauses ont désormais été levées. L'administrateur aurait néanmoins demandé au tribunal de reporter sa décision - désigner un repreneur ou prononcer la liquidation - d'une semaine "afin de finaliser par écrit certains contrats".

Une partie de Kem One, entreprise née il y a un an demi de la cession des activités vinyliques d'Arkema au financier Gary Klesch, a été placée en redressement judiciaire en mars dernier.

Seule l'activité en amont du groupe, c'est à dire la production de PVC, est concernée par le plan de redressement menaçant ainsi 1.300 emplois.

J.M.