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Jobs d’été : quand le CDI devient plus précaire que le CDD

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Pour les emplois temporaires comme les jobs d'été, les contrats à durée indéterminées sont de plus en plus imposés par les employeurs aux salariés. En les remerciant à la fin de la période d'essai, ils échappent à la prime de précarité obligatoire à la fin d'un CDD.

Renoncer à la prime de précarité

Embaucher quasi exclusivement en CDI est un phénomène qui touche particulièrement la restauration et l'habillement. C’est par exemple le choix de Mc Donald qui l'affiche fièrement. Il s’agit d’une aubaine pour les salariés longue durée, mais pour les autres, souvent étudiants, ils devront renoncer à leur prime de précarité sans le savoir. Rien d'illégal si le salarié démissionne. En revanche, le remercier volontairement avant la fin de la période d'essai est une fraude punie par la loi. Mais ces salariés estiment que cet abus reste difficile à prouver. La plupart des victimes se découragent avant même de poursuivre leur employeur.

Contactée, la direction de McDonald's n’avait pas donné suite à notre demande d’interview pour la réalisation de ce reportage et tient à préciser mardi 7 août ceci :

«Concernant plus précisément la question du versement des primes de précarité, McDonald's souhaite rappeler ici que les étudiants et les lycéens (la très grande majorité des recrutements estivaux de McDonald's) qui concluraient un CDD dans une période comprise dans les vacances scolaires ou universitaires ne sont pas éligibles à l'allocation de prime de précarité (ou indemnité de fin de contrat). Ainsi, en aucun cas, McDonald's n’établit de CDI pour les jeunes afin de s'exonérer du versement de ces primes de précarité ».