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Jobs d’été: les règles qu'il faut connaître

Impôts, sécurité sociale, retraites, tout ce qu'il faut savoir pour votre job d'été.

Impôts, sécurité sociale, retraites, tout ce qu'il faut savoir pour votre job d'été. - -

L'été a démarré et avec lui la saison des jobs saisonniers pour des milliers d'étudiants. Impôts, sécurité sociale, chômage, retraite : quels sont les règles à respecter pour éviter les problèmes.

L’été, c’est les vacances, la plage, le soleil... et le travail pour bon nombres de jeunes et d’étudiants. Tour d’horizon de tout ce qu’il faut savoir lorsqu’enfin, vous avez décroché un job d’été.

> Doit-on cotiser à la Sécurité Sociale pour un job d'été?

Si vous avez le statut d’étudiant, vous êtes normalement affilié à la Sécurité sociale étudiante et vous devez acquitter de la cotisation. Exercer un emploi durant les vacances, ou ponctuellement durant l’année, ne change pas ce statut.

Seule exception: si votre contrat de travail porte sur toute l’année universitaire et si vous travaillez au moins 60 heures par mois ou que votre salaire mensuel dépasse 565,80 euros. Dans ce cas, vous relevez du régime salarié.

> Comment rompre un contrat en cas de problème?

Un job d’été est "un emploi comme un autre", insiste le Centre d’information et de documentation pour la jeunesse (CIDJ). C’est-à-dire que le droit du travail s’applique comme pour l’ensemble des autres salariés. N’hésitez pas donc à consulter les délégués du personnel et les représentants syndicaux au sein de votre entreprise pour connaître vos droits. En cas de litige, vous pouvez également saisir l’inspection du travail voire les prud’hommes.

Mais "l’essentiel des problèmes pour les jobs d’été viennent du travail au noir", explique Isabelle Guérif du CIDJ. C’est à l’étudiant de faire attention à signer un contrat de travail en bonnes et dues formes et à ce que le salaire indiqué corresponde au moins au Smic horaire, de 9,43 euros.

> A-t-on droit au chômage après un job d'été?

Oui, à condition d’avoir travaillé assez longtemps. Pour avoir accès à l’allocation chômage (ARE), il faut avoir travaillé un minimum de 122 jours, soit quatre mois, au cours des 28 derniers mois.

Ainsi, un étudiant qui ne travaille qu'en juillet-août ne pourra pas percevoir de chômage à la rentrée, s’il interrompt ses études. Les apprentis et les étudiants qui travaillent en alternance toute l’année peuvent en revanche toucher l’allocation chômage à la fin de leur contrat.

> Doit-on déclarer son job d'été aux impôts?

Cela dépend de votre âge et de votre salaire. Si vous avez moins de 26 ans, et que vous avez gagné moins de trois mois de Smic dans une année, soit moins de 4.194 euros, vous êtes exonérés d’impôts. Si vous dépendez du foyer fiscal de vos parents, ces derniers n’ont donc pas besoin de déclarer les revenus inférieurs à ce seuil. Vous pouvez aussi faire une déclaration en votre nom pour profiter éventuellement de la prime à l’emploi.

Au-delà de cette somme ou au-delà de 26 ans, vous devez obligatoirement déclarer vos revenus, que ce soit via une déclaration à votre nom ou via celle de vos parents. Attention, intégrer vos salaires dans les revenus déclarés par vos parents peut entraîner une diminution du montant des bourses, accordées sur critères sociaux, et des aides au logement.

> Les job d'été comptent-ils pour la retraite?

Oui, chaque période de travail compte, à condition que l’emploi soit déclaré. Il n’est pas nécessaire que les périodes de travail soient continues, il est possible par exemple de cumuler un job pendant 15 jours, puis un mois durant l’été. A noter: pour valider un trimestre de cotisation, il faut avoir cotisé sur la base d’un salaire d’au moins 1.886 euros sur l’ensemble de 2013.

Attention, la base forfaitaire pour la déclaration dépend du type de travail exercé. Pour vérifier que ces trimestres sont bien pris en compte, vous pouvez consulter votre relevé de carrière. Conservez précieusement vos bulletins de paie, ils pourront vous être utiles en cas de litige sur le nombre de trimestres cotisés.

Audrey Dufour