BFM Business

Jeunes retraités... mais vieux profs remplaçants

-

- - -

A cours d’enseignants, l’Académie de Créteil dans le Val de Marne, rappelle ses jeunes retraités pour faire des remplacements. Que cache ce manque de professeurs ?

Pour faire face au manque de professeurs remplacants dans son académie, le recteur de Créteil a décidé de faire appel à de jeunes enseignants retraités. Pourquoi cette académie peine-t-elle à trouver des remplaçants ?

Pour Jean-Michel Blanquer, le recteur de l’Académie de Créteil, l’explication est surtout géographique. Les contractuels ou les vacataires rechignent souvent à se rendre dans les deux départements particulièrement difficiles qui composent l’académie : l’un très rural, la Seine-et-Marne, l’autre réputé "sensible", la Seine-Saint-Denis. De plus, si le rectorat a choisi de faire appel aux anciens professeurs, c’est parce qu’il souhaitait « des personnes de qualité ». Provocateur, il concède que « la rémunération n’est pas forte », mais ajoute que « ça n’est pas la motivation principale ».
Le tarif vacataire est de 28 euros de l’heure. Les syndicats avancent, eux, une autre explication : 600 postes ont été supprimés à la dernière rentrée dans l’Académie. Ils manquent donc aujourd’hui des titulaires, et selon eux, pour diminuer les coûts, le recteur préfère faire appel à des retraités payés.

Du côté du ministère de l’Education, on souligne que cette méthode est tout à fait légale, mais que l’Académie de Créteil devrait rester la seule à l’appliquer.

La rédaction, avec Céline Martelet