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Grève des fonctionnaires: les syndicats défileront unis le 22 mai

L'Unsa appelle à manifester le 22 mai aux côtés des autres syndicats de fonctionnaires.  (image d'illustration)

L'Unsa appelle à manifester le 22 mai aux côtés des autres syndicats de fonctionnaires. (image d'illustration) - Mehdi Fedouach - AFP

L'Unsa, quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, a décidé de rejoindre l'appel à la grève et de défiler le 22 mai aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires.

Après la CFDT vendredi, l'Unsa est la dernière organisation à rejoindre l'appel à la grève et à manifester, lancé par l'intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP. L'ensemble des syndicats entend protester, le 22 mai, contre la réforme de la fonction publique et défendre le pouvoir d'achat. Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre dernier, pour la première fois depuis dix ans.

Après la journée du 22 mars, à laquelle la CFDT et l'Unsa ne s'étaient pas jointes, ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. 

"Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique", a indiqué Luc Ferré, le secrétaire général de l'Unsa. "Ce dernier n'aborde les services publics, que sous "l'angle budgétaire", a-t-il critiqué.

Des relations tendues avec le gouvernement 

"Nous considérons aujourd'hui qu'il est important d'agir avec l'ensemble des agents, comme nous l'avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s'ouvrent", a ajouté Luc Ferré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d'employeurs et le gouvernement. Ces discussions "n'ont pas pour l'instant montré une réelle ouverture du gouvernement", a-t-il déploré. 

Les relations entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron et les annonces successives de la suppression de 120.000 postes au cours du quinquennat, du report d'un an du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR) conclu sous le gouvernement précédent, du gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération des agents publics et de la réinstauration du jour de carence (paiement du salaire à partir du deuxième jour d'arrêt maladie).

L'annonce début février par le Premier ministre Édouard Philippe de l'ouverture d'une concertation portant sur la simplification du dialogue social, l'extension du recours aux contractuels, une part plus importante de la rémunération au mérite et un accompagnement renforcé des évolutions de carrière - comportant notamment des plans de départs volontaires -, n'ont fait qu'attiser ces tensions.

A.M. avec AFP