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Grève à Pôle Emploi contre les suppressions de postes

Les syndicats de Pôle Emploi appellent mardi à la grève pour contester la suppression de 1.800 postes en 2011 et dénoncer les conditions de travail des agents d'accueil des demandeurs d'emploi. /Photo d'archives/REUTERS

Les syndicats de Pôle Emploi appellent mardi à la grève pour contester la suppression de 1.800 postes en 2011 et dénoncer les conditions de travail des agents d'accueil des demandeurs d'emploi. /Photo d'archives/REUTERS - -

PARIS (Reuters) - Les syndicats de Pôle Emploi appellent mardi à la grève pour contester la suppression de 1.800 postes en 2011 et dénoncer les...

PARIS (Reuters) - Les syndicats de Pôle Emploi appellent mardi à la grève pour contester la suppression de 1.800 postes en 2011 et dénoncer les conditions de travail des agents d'accueil des demandeurs d'emploi.

L'organisme né de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic en janvier 2009 compte actuellement 49.000 employés, dont les syndicats dénoncent l'augmentation de la charge de travail, qui nuit selon eux à la bonne prise en charge des chômeurs.

Ils mettent en avant une "situation explosive vécue par les salariés et par ricochet sur les services rendus aux usagers".

Une manifestation est prévue en début d'après-midi à Paris, au départ de la place de la République.

Sur RTL, le directeur de Pôle Emploi, Christian Charpy a justifié ces suppressions de postes "prévues dans le cadre du projet de loi de Finances que je me dois d'appliquer".

"Quand on a créé Pôle emploi, avant la fusion, il y avait 45.000 personnes. Aujourd'hui, du fait de la crise, nous sommes plus de 49.000. Cela fait près de 5.000 créations d'emploi entre 2009 et 2010", a-t-il déclaré.

Cela explique qu'il faille des réorganisations et des redéploiements, a souligné Christian Charpy.

Parmi les 1.800 suppressions de poste, 1.500 concernent des CDD et 300 des CDI.

"Certes la fusion était compliquée mais fusionner deux grandes maisons au moment d'une crise économique que personne n'avait vue venir, c'est forcément compliqué (...) mais je pense qu'aujourd'hui les choses sont très largement améliorées", a déclaré le directeur de Pôle Emploi.

"Nous avons encore à faire des progrès, c'est clair, notamment dans la personnalisation de l'accompagnement", a-t-il cependant reconnu.

"Le travail est fait, il est difficile", a ajouté Christian Charpy, qui dit comprendre l'inquiétude des conseillers de Pôle Emploi.

Il a démenti les informations de presse selon lesquelles les conseillers de Pôle Emploi devraient gérer jusqu'à 300 dossiers chacune.

"C'est vrai qu'avec l'augmentation du chômage, nous sommes plutôt autour de 105-110, pour certaines personnes on est à 150-200" notamment en région parisienne, a-t-il dit.

Laure Bretton, édité par Marc Angrand