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François Chérèque, un homme de "courage et de progrès"

François Chérèque a été secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012

François Chérèque a été secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012 - Lionel Bonaventure - AFP

Après l'annonce de la mort de l'ex-leader de la CFDT, syndicalistes et politiques de tous bords ont loué un militant "humaniste", homme de "progrès" et de dialogue.

Homme de dialogue, incarnant un syndicalisme dit "réformiste", François Chérèque est mort, a annoncé sa famille ce lundi 2 janvier. L'annonce du décès de l'ex-secrétaire général de la CFDT a entraîné une vague d'hommages.

À commencer par son successeur à la tête du syndicat, Laurent Berger. "Le syndicalisme perd une grande figure, la CFDT un responsable déterminant et moi un ami très cher", a-t-il ainsi déclaré.

Sur BFMTV, le numéro 1 de FO Jean-Claude Mailly a lui estimé que "le syndicalisme perd un militant". "Nous n'avions pas les mêmes conceptions syndicales mais on savait se respecter", a-t-il ajouté avant de saluer "un homme direct, convivial" qui a "très bien représenté son organisation les 10 ans où il a été secrétaire général".

L'ex-patronne du Medef, Laurence Parisot a, elle, fait part de son émotion sur Twitter, affirmant avoir "une peine immense". "C'était un ami, intelligent, honnête, toujours constructif. Au service de notre pays", écrit-elle sur le réseau social.

Hollande: "Un homme dont le courage a éclairé l'action"

Le président de la République François Hollande a lui salué, lors d'un déplacement en Irak, "un homme dont le courage a éclairé l'action" et qui "s'est mobilisé toute sa vie pour la justice et le progrès".

Côté gouvernement, le porte-parole et ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a regretté un "homme sincère et profondément humaniste". La ministre du Travail Myriam El Khomri a, elle, salué son "exigence" et "éthique au service des salariés".

Le ministre de l'Économie et des Finances, Michel Sapin, a lui qualifié François Chérèque, dans un communiqué, de "grand syndicaliste, au sens le plus moderne et le plus profond du terme". 

Parmi les candidats à la primaire de la gauche, Vincent Peillon a rendu hommage dans un tweet à "un homme d'exception, d'idées, de combats pour faire avancer notre société", Benoît Hamon à un "grand syndicaliste, homme intelligent et généreux", Manuel Valls à "un grand syndicaliste, un homme de progrès, un ami", et Arnaud Montebourg à un "grand syndicaliste et homme de progrès".

La maire de Lille Martine Aubry garde de lui le souvenir d'un "militant acharné, un syndicaliste authentique, et profondément sincère dans ses combats et ses engagements pour la défense des conditions de vie et de travail des salariés".

Un homme qui voulait "transformer la réalité"

Le commissaire européen en charge de l'Économie, Pierre Moscovici, a lui déclaré, sur Twitter, que François Chérèque "a[vait] incarné avec cœur et talent un syndicalisme d'action, d'idées et de réforme".

À droite, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre lors de la signature de l'accord sur les retraites en 2003, évoque le "grand pas pour la sauvegarde" du régime alors "franchi" avec lui. Et le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), "un homme avec lequel le dialogue social prenait tout son sens".

"On pouvait échanger et construire avec lui, malgré les désaccords", a réagi sur Twitter, Bruno Le Maire, député Les Républicains de l'Eure et ex-ministre de l'Agriculture.

Enfin, le leader d'En Marche! et candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a affirmé sur Twitter être "ému" de la disparition de l'ex-numéro 1 de la CFDT, "qui a consacré sa vie à transformer la réalité dans le sens de l'intérêt général".

Julien Marion avec AFP